UICN Comité Français | Préserver la biodiversité https://uicn.fr Fri, 27 Feb 2026 10:27:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://uicn.fr/wp-content/uploads/2025/03/cropped-logo_uicn-1-32x32.png UICN Comité Français | Préserver la biodiversité https://uicn.fr 32 32 Deuxième appel BESTLIFE2030 visant à mobiliser plus de 8 millions d’euros pour 81 projets en faveur de la biodiversité dans les régions ultrapériphériques et les PTOM de l’UE https://uicn.fr/deuxieme-appel-bestlife2030-visant-a-mobiliser-plus-de-8-millions-deuros-pour-81-projets-en-faveur-de-la-biodiversite-dans-les-regions-ultraperipheriques-et-les-ptom-de-lue/ Fri, 27 Feb 2026 10:22:42 +0000 https://uicn.fr/?p=107509

Le deuxième appel à propositions dans le cadre du programme BESTLIFE2030 mobilisera plus de 8 millions d’euros pour soutenir 81 projets locaux en faveur de la biodiversité dans les régions ultrapériphériques (RUP) et les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) de l’Union européenne.

Les résultats confirment le vif intérêt suscité par le programme et marquent une étape importante dans la mise en œuvre de son budget global de 23,4 millions d’euros, qui devrait permettre de soutenir environ 234 projets dans le cadre de quatre appels à propositions.

S’appuyant sur le premier appel, qui a octroyé 57 subventions et mobilisé 5,57 millions d’euros, ce deuxième cycle élargit à la fois le nombre d’initiatives soutenues et la diversité des organisations menant des efforts de conservation sur le terrain.

Résultats du portefeuille

Les 81 projets recommandés pour un financement reflètent une large couverture géographique dans les RUP et les PTOM. L’appel confirme l’intérêt continu des parties prenantes dans tous les territoires et démontre une adoption régulière à mesure que le programme progresse dans sa phase de mise en œuvre.

Ensemble, les premier et deuxième appels représentent une part substantielle du soutien prévu par le programme, renforçant le rôle de BESTLIFE2030 dans le renforcement des capacités de conservation de la biodiversité dans certaines des régions les plus riches et les plus vulnérables d’Europe sur le plan écologique.

Thèmes prioritaires

Le portefeuille du deuxième appel met fortement l’accent sur les actions écologiques pratiques et concrètes.

La restauration des écosystèmes et la conservation des espèces apparaissent comme les types d’actions les plus courants, ce qui confirme l’importance accordée à la lutte contre la dégradation des habitats et à la protection des espèces menacées et endémiques.

Les principales catégories thématiques comprennent la restauration des écosystèmes, la restauration des espèces, la gestion durable, les zones protégées et la gestion des espèces exotiques envahissantes.

Dans l’ensemble, le portefeuille montre une concentration sur les résultats directs en matière de biodiversité, conformément à l’objectif du programme qui consiste à renforcer la résilience des écosystèmes et à intensifier les efforts de conservation dans les territoires d’outre-mer de l’UE.

Large participation et leadership local

Le deuxième appel reflète un large engagement de la part de différents types d’organisations. Les principaux candidats sont des organisations non gouvernementales, des instituts de recherche, des autorités locales et d’autres entités éligibles.

L’élargissement des critères d’éligibilité entre les appels a permis une plus grande participation, soutenant ainsi un large éventail d’acteurs travaillant au niveau territorial. Cette approche renforce l’engagement du programme à renforcer l’appropriation locale et la prise de décision dans le domaine de la biodiversité.

En permettant aux organisations implantées dans les régions de diriger des projets, BESTLIFE2030 continue de promouvoir un modèle qui soutient les initiatives de conservation locales adaptées à des contextes écologiques spécifiques.

Prochaine phase

Avec deux appels à projets désormais clôturés et deux autres prévus, BESTLIFE2030 progresse régulièrement vers la mise en œuvre complète de son budget de 23,4 millions d’euros.

Les 81 projets recommandés vont maintenant passer à la phase de contractualisation et de mise en œuvre. À mesure que les activités commenceront sur le terrain, elles contribueront directement à renforcer les actions de conservation dans les RUP et les PTOM et à faire progresser les objectifs de l’UE en matière de biodiversité.

Les résultats du deuxième appel témoignent de la dynamique continue et de l’intérêt soutenu pour le programme, renforçant son rôle en tant que mécanisme clé pour soutenir la conservation de la biodiversité dans les régions d’outre-mer de l’Europe.

Photo bandeau : © La société PRO-VISION

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Publication d’une évaluation de l’IPBES sur le lien entre entreprises et biodiversité https://uicn.fr/levaluation-de-lipbes-sur-le-lien-entre-entreprises-et-biodiversite/ Thu, 12 Feb 2026 15:48:11 +0000 https://uicn.fr/?p=106635

L’IPBES a publié son dernier rapport sur les entreprises et la biodiversité : le Comité français de l’UICN soutient pleinement les analyses et constats et appelle l’ensemble des acteurs à collaborer et s’en saisir.

Selon la nouvelle évaluation de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité, les actions positives des entreprises et des institutions financières sont essentielles à la transition vers un système économique juste et durable. Cette évaluation met en garde contre le fait que le déclin accéléré de la biodiversité et des contributions de la nature à l’humanité n’est pas seulement un problème environnemental, mais aussi un risque systémique qui menace la stabilité économique mondiale, les marchés financiers et le bien-être humain.

L’évaluation méthodologique par l’IPBES[1] des conséquences de l’activité des entreprises sur la biodiversité et sur les contributions de la nature aux populations et de la dépendance des entreprises à leur égard (connu sous le nom de Rapport « Entreprises & biodiversité » ou « Business and Biodiversity Report ») a été approuvée lors de la 12e session de la plénière de l’IPBES, qui s’est tenue à Manchester, au Royaume-Uni, (du 3 au 8 février 2026) par les représentants des 150 gouvernements membres de l’IPBES.

Le rapport constate que les conditions actuelles dans lesquelles les entreprises opèrent ne sont globalement pas compatibles avec la réalisation d’un avenir juste et durable, et que ces conditions perpétuent également des risques systémiques. Le rapport souligne qu’un changement fondamental est possible et nécessaire pour créer un environnement propice permettant d’aligner ce qui est rentable pour les entreprises sur ce qui est bénéfique pour la biodiversité et les populations.

« S’engager en faveur de la nature n’est pas une option pour les entreprises, c’est une nécessité. Les entreprises sont à la fois des bénéficiaires de la nature et des acteurs majeurs de son déclin. Elles ont donc un rôle essentiel à jouer pour garantir une gestion responsable de notre environnement. Cette démarche est vitale pour leurs résultats financiers, leur prospérité à long terme et la transformation nécessaire à un avenir plus juste et plus durable. » explique le Professeur Ximena Rueda Fajardo, School of Management de l’Universidad de los Andes, coprésidente de l’Evaluation des Entreprises et de la Biodiversité de l’IPBES.

Cette évaluation préparée par 80 experts internationaux issus de 35 pays de toutes les régions du monde et de diverses disciplines, a nécessité trois ans de développement et s’appuie sur des milliers de références.

Le rapport, composé de six chapitres est accompagné par un résumé pour décideurs (gouvernements, entreprises, société civile) avec l’énonciation de messages-clés pour faciliter le passage à l’action. Il met en évidence des méthodes et plus de 100 actions spécifiques pour mesurer et répondre aux impacts et dépendances des entreprises, à l’intention des entreprises, des gouvernements, des institutions financières et de la société civile, notamment :

  • Des stratégies transparentes et crédibles pour suivre les impacts et les dépendances vis-à-vis de la nature.
  • Des indicateurs spécifiques à chaque secteur pour mesurer les résultats en matière de biodiversité tout au long des chaînes de valeur.
  • Un engagement inclusif avec les peuples autochtones et les communautés locales, reconnaissant leurs connaissances et leurs droits.

Le Comité français de l’UICN est déjà mobilisé sur un certain nombre des solutions proposées telles que :

  • Accompagnement d’entreprises pour évaluer leurs impacts et dépendances vis-à-vis de la biodiversité, intégrer la biodiversité dans leur stratégie et renforcer leurs actions pour la préserver
  • Contributeur et évaluateur des initiatives telles que « Act4Nature International » et « Entreprise engagée pour la nature »
  • Soutien à des actions de protection et de restauration de la nature d’entreprises
  • Développement et accompagnement sur des outils et des approches permettant de mieux connaître les impacts des entreprises et cibler les actions à mener (STAR, listes rouges, standard mondial des Solutions fondées sur la Nature, RHINO).
  • Sensibilisation des dirigeants et collaborateurs aux enjeux biodiversité.
  • Réalisation d’études sur les impacts biodiversité sur la chaîne de valeur amont de certains produits et sensibilisation des connaissances des services achats des entreprises.
  • Réflexions et travaux pour structurer et améliorer l’action des entreprises (reporting biodiversité, certificats biodiversité, cadre d’action positif pour la nature, économie de régénération).

L’évaluation de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité donne également un nouvel élan à la mise en œuvre de la résolution approuvée par les membres de l’UICN lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN en 2025 et proposée par le Comité français de l’UICN, intitulée « Définir un cadre solide pour le Positif pour la nature pour les entreprises ».

Cette évaluation arrive à point nommé, après l’adoption du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité en 2022 et à quatre ans de l’échéance pour atteindre ses objectifs pour 2030. Le Cadre précise clairement que la mise en place d’un avenir positif pour la nature nécessite une approche globale de la société, y compris du secteur privé, et comprend un objectif spécifique en matière d’engagement et de divulgation d’informations par les entreprises. Cela signifie que les entreprises et les institutions financières sont tenues non seulement d’atténuer leurs propres impacts négatifs, mais aussi de contribuer aux objectifs mondiaux en faveur de la nature, c’est-à-dire d’obtenir des résultats positifs pour la nature.

L’ensemble des acteurs doivent maintenant collaborer et se saisir de ce rapport dans cette perspective.

Photo bandeau : © Jevgenij Voronov/Unsplash


[1] Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques

 

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Pour une stratégie dédiée aux outre-mer pour le 4ᵉ Plan national milieux humides (2026–2030) https://uicn.fr/pour-une-strategie-dediee-aux-outre-mer-pour-le-4%e1%b5%89-plan-national-milieux-humides-2026-2030/ Tue, 10 Feb 2026 17:06:33 +0000 https://uicn.fr/?p=106489

A l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, le Comité français de l’UICN, via le Pôle relais Zones humides tropicales (PRZHT) qu’il anime, a publié sa Proposition de stratégie outre-mer du 4ᵉ Plan national milieux humides (PNMH 2026–2030). Remise au ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, cette proposition de stratégie constitue une feuille de route inédite et ambitieuse, spécifiquement pensée pour répondre aux enjeux écologiques, climatiques, sociaux et culturels des zones humides des territoires ultramarins.

Des milieux clés pour l’avenir des territoires

Mangroves, mares, lagunes, forêts marécageuses, vasières ou encore ripisylves : les milieux humides d’outre-mer concentrent une biodiversité exceptionnelle, fournissent des services écosystémiques essentiels (régulation de l’eau, protection contre les risques naturels, stockage du carbone) et sont au cœur des équilibres sociaux et culturels des territoires. Pourtant, ces milieux restent parmi les plus menacés : urbanisation, pollutions, espèces exotiques envahissantes, artificialisation, impacts croissants du changement climatique et événements extrêmes.

Une proposition co-construite, territorialisée et opérationnelle

Cette proposition de stratégie est le fruit d’un important travail de co-construction, mené par l’équipe du PRZHT, épaulée par Mélanie Herteman – docteure en écologie, spécialiste mangroves & zones humides – en partenariat avec 151 acteurs mobilisés en Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion et Mayotte (services de l’État, collectivités, gestionnaires, chercheurs, associations, usagers).

Structurée autour de trois grands axes – AGIR, MOBILISER, CONNAÎTRE – cette proposition décline :

  • des mesures concrètes de protection, de gestion et de restauration des milieux humides par territoire,
  • le renforcement des compétences locales, de la gouvernance et des coopérations régionales,
  • le développement de la connaissance, de la cartographie et du suivi des milieux humides ultramarins.

Elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de la Stratégie nationale biodiversité 2030 et du PNMH4, en proposant une approche adaptée aux réalités locales des outre mer.

Ce travail a bénéficié du soutien financier du ministère de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, de la DEAL Guadeloupe et de la DGTM Guyane, ainsi que d’un comité de relecture rassemblant de nombreux partenaires institutionnels.

Lien vers la stratégie

Photo bandeau © Pôle Relais sur les Zones Humides Tropicales

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Biodiversité et chaîne de valeur amont des entreprises : le cas du bois d’œuvre et d’industrie https://uicn.fr/biodiversite-et-chaine-de-valeur-amont-des-entreprises-le-cas-du-bois-doeuvre-et-dindustrie/ Fri, 19 Dec 2025 09:50:39 +0000 https://uicn.fr/?p=101495

Le Comité français de l'UICN a initié dès 2023 des travaux avec son groupe de travail "Entreprises& Biodiversité" sur la chaîne de valeur amont des entreprises*, afin d'identifier les impacts et dépendances sur la biodiversité et les services écosystémiques liés à leurs achats, ainsi que pour leur proposer des recommandations.

Une première fiche a été publiée en mai 2024 sur les impacts de l’approvisionnement en aluminium (à retrouver ici)

Une nouvelle fiche publiée aujourd’hui, concerne le bois d’œuvre et d’industrie et a pour vocation d’accompagner les entreprises dans :

 

  • L’identification de leurs impacts et de leurs dépendances vis-à-vis de la biodiversité et des services écosystémiques liés à leurs achats de produits en bois ou de produits dérivés du bois ;
  • L’établissement d’une vue d’ensemble des principaux mécanismes de certification existants ;
  • L’intégration de cet enjeu dans leurs stratégies biodiversité, leur charte RSE ou d’achats responsables, en lien avec leurs fournisseurs.

Selon les estimations de la FAO (Food and Agriculture Organization), la production mondiale de bois a atteint en 2022 un niveau sans précédent de 4 milliards de m² par an et les estimations projettent une augmentation de 50% de la demande en bois rond d’ici 2050.  De plus, les pratiques d’industrialisation des forêts cultivées et des plantations d’arbres à croissance rapide se sont accélérées dans les années 1960. Aujourd’hui, elles couvrent environ 7 % de la superficie forestière mondiale et produisent 46 % du bois rond à l’échelle mondiale.

 

Cette augmentation de la production mondiale de bois et des plantations industrielles engendre un fort impact sur les forêts et plus largement sur la biodiversité puisque les celles-ci fournissent un habitat à 80% des espèces d’amphibiens, 75% des espèces d’oiseaux et 68% des espèces de mammifères dans le monde. Ainsi, l’exploitation forestière non durable et les opérations de transformation du bois contribuent à
toutes les pressions sur la biodiversité et en particulier : la dégradation des forêts, la surexploitation des la ressource en eau, la réduction des stocks de carbone et les émissions de GES ainsi que l’introduction d’espèces exotiques envahissantes dans les forêts.

 

Au regard de l’augmentation mondiale de la production et de la demande en bois, le Comité français de l’UICN propose quatre recommandations aux entreprises afin d’assurer une exploitation durable des forêts ainsi qu’une diminution des pressions sur la biodiversité :

  1. Établir au préalable un diagnostic des impacts, dépendances et risques pour évaluer les liens de l’activité de l’entreprise et de ses fournisseurs vis-à-vis de la biodiversité.
  2. Favoriser les produits en bois et produits dérivés du bois recyclés et recyclables dans le but de réduire les pressions sur les forêts. 
  3. Favoriser les produits certifiés FSC ou PEFC afin de garantir une gestion durable et traçable des ressources forestières et de promouvoir des chaînes de valeurs plus vertueuses.
  4. Privilégier les produits issus de bois local de manière à réduire l’empreinte carbone liée au transport, soutenir les filières locales et renforcer la traçabilité des produits. 

À noter que ces recommandations s’adressent aux entreprises dont le bois d’œuvre et d’industrie n’est pas le cœur de métier, mais fait néanmoins partie de leurs achats notamment pour le fonctionnement de l’entreprise (palettes, cartons mobilier, bois de construction etc.). Les entreprises des secteurs spécialisés dans le bois d’œuvre et d’industrie auront besoin d’éléments plus détaillés, en raison de la complexité des enjeux spécifiques à ce domaine, cette fiche ne leur est donc pas adressée.

 

Ce travail a été soutenu par les huit entreprises partenaires du Comité français de l’UICN : Heidelberg Materials France, EDF, Veolia, ENGIE, Storengy France, EQIOM, Primagaz et Nestlé Waters France.

 

La notion de chaîne de valeur d’une entreprise désigne l’ensemble des processus et des interactions qui ont pour objectifs de générer une certaine valeur (à travers la création de produits et de services) à destination de ses clients. Au sein de ces processus, la chaîne de valeur amont concerne toutes les activités liées à l’approvisionnement en matières premières pour la fabrication des produits et par conséquent les interactions entre l’entreprise et ses fournisseurs. A travers l’achat de matières premières extraites des milieux naturels, les entreprises ont ainsi un impact indirect sur la biodiversité.

© Photo bandeau : tookapic

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Les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis menacées, selon la Liste rouge des écosystèmes en France https://uicn.fr/les-mangroves-de-nouvelle-caledonie-et-de-wallis-menacees-selon-la-liste-rouge-des-ecosystemes-en-france/ Thu, 11 Dec 2025 10:00:30 +0000 https://uicn.fr/?p=101577

La Liste rouge des écosystèmes en France évalue pour la première fois les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis, selon les critères et la méthodologie de l’UICN. Ces deux écosystèmes, respectivement classés « Vulnérable » et « En danger critique », sont menacés par de multiples pressions, à la fois locales et globales, parmi lesquelles le changement climatique joue un rôle central.

Des écosystèmes sous pressions

Les mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis subissent des pressions importantes comme l’urbanisation, les remblaiements et les pollutions, qui entraînent une réduction de leur surface et une dégradation de leur état écologique. Elles sont également particulièrement exposées à l’élévation du niveau de la mer, l’un des effets majeurs du changement climatique sur les zones littorales.

Les mangroves de Wallis sont évaluées « En danger critique » (CR). Si récemment leur surface semble stable, voire en légère augmentation, leur distribution très restreinte, leur structure en étroites franges côtières, ainsi que la configuration de l’île, basse et entièrement ceinturée par une route limitant leur extension dans les terres, les rendent éminemment sensibles aux événements climatiques extrêmes et à la montée des eaux.

Les mangroves de Nouvelle-Calédonie sont évaluées « Vulnérables » (VU) avec un niveau d’incertitude compris entre les catégories « Vulnérable » et « En danger » (VU-EN). L’urbanisation est la pression principale qui affecte la distribution de ces mangroves. Bien que concentrée localement, elle a déjà entraîné des pertes importantes de superficies de mangroves par le passé. Aujourd’hui encore, la pression sur ces milieux fragiles reste bien réelle. Tout comme les mangroves de Wallis, l’élévation du niveau de la mer constitue un facteur déterminant du risque d’effondrement de l’écosystème. En raison des incertitudes quant aux effets du changement climatique à moyen terme, qui peuvent varier selon le contexte et les différents scénarios, le niveau de menaces pesant sur les mangroves de Nouvelle-Calédonie oscille entre les catégories « Vulnérable » et « En danger ».

Renforcer la protection et les connaissances

La Liste rouge des écosystèmes de mangroves de Nouvelle-Calédonie et de Wallis révèle également qu’un certain nombre de critères ont abouti à l’évaluation « Données Insuffisantes » (DD), faute de données suffisantes ou homogènes sur le long terme. Ceci souligne l’importance de renforcer, parallèlement aux efforts de conservation, des programmes d’acquisition de connaissances sur le fonctionnement des mangroves dans ces deux collectivités d’outre-mer.

Outre leur biodiversité remarquable, les mangroves ont de multiples rôles écologiques et rendent de nombreux services écosystémiques essentiels à la résilience des territoires, tels que le stockage de carbone, la limitation des risques naturels (érosion côtière, submersion marine, impacts des tempêtes) ou la filtration des eaux.

Pour anticiper l’évolution de ces écosystèmes clés et afin d’assurer leur avenir, il apparaît nécessaire de pérenniser les programmes de suivi de la biodiversité des mangroves et des processus écologiques qu’elles soutiennent, et de mieux connaître les réponses de ces écosystèmes au changement climatique, notamment face à la montée du niveau marin, et en tenant compte du contexte particulier de chaque collectivité. Ces connaissances sont essentielles pour renforcer les actions de conservation et de restauration menées sur ces écosystèmes menacés.

Photo bandeau © Sylvain Corbel

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Le B.A.-BA des stratégies régionales pour la biodiversité https://uicn.fr/le-b-a-ba-des-strategies-regionales-pour-la-biodiversite/ Wed, 03 Dec 2025 09:00:04 +0000 https://uicn.fr/?p=101388

Les stratégies régionales pour la biodiversité (SRB), devenues obligatoires avec la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages de 2016, constituent aujourd’hui l’un des principaux cadres d’action pour préserver et restaurer la biodiversité à l’échelle régionale. Mais concrètement, qu’est-ce qu’une SRB ? Quels sont ses objectifs et ses caractéristiques ? Qui en sont les acteurs clés, et comment ces stratégies sont-elles déployées sur l’ensemble du territoire ? Pour répondre à ces questions, le Comité français de l’UICN publie, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, la fiche introductive de la boîte à outils des SRB.

Cette nouvelle fiche, intitulée « Le B.A.-BA des stratégies régionales pour la biodiversité », plante le décor : elle offre une vision claire et synthétique de ce qu’est une SRB, et du déploiement de ces stratégies en France métropolitaine et d’outre-mer. Elle propose notamment :

  • une présentation des caractéristiques fondamentales d’une SRB : définition, objectifs, contenu, gouvernance ;
  • un état des lieux national des SRB ;
  • une introduction à la boîte à outils et aux fiches qui la composent.

Élaborée par le Comité français de l’UICN et son groupe de travail « Collectivités & Biodiversité », en partenariat avec l’Office français de la biodiversité et le Ministère de la transition écologique, la boîte à outils des SRB est un outil opérationnel destiné à accompagner les territoires dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies en faveur de la biodiversité. Chaque fiche propose des pistes méthodologiques illustrées par des retours d’expériences territoriales sur des thèmes identifiés par le groupe de travail « Collectivités & Biodiversité » comme étant prioritaires pour « réussir » sa stratégie. Si elle s’adresse en priorité aux Régions et à leurs partenaires (ARB, services et opérateurs de l’État principalement), elle peut également être mobilisée par toute collectivité (Département, Intercommunalité, Ville) engagée dans une stratégie biodiversité.

Ce travail s’inscrit dans plus de dix années d’accompagnement du Comité français de l’UICN pour soutenir le développement et le renforcement des SRB. Plus d’informations ici.

Contact : Valérie Moral, Coordinatrice “Collectivités & Biodiversité”.

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Quarry Life Award : découvrez les lauréats de la 6ème édition ! https://uicn.fr/quarry-life-award-decouvrez-les-laureats-de-la-6eme-edition/ Tue, 02 Dec 2025 10:26:11 +0000 https://uicn.fr/?p=101173

Le concours scientifique et éducatif international Quarry Life Award, créé par Heidelberg Materials, récompense les actions novatrices ou exemplaires en faveur de la biodiversité en carrière. L’ambition de ce concours est d’améliorer les connaissances en matière de biodiversité sur les sites de carrières, de la favoriser et de sensibiliser le grand public à l’importance de sa préservation.

A cette occasion, chercheurs, étudiants, techniciens ou citoyens sont invités à participer à ce concours en répondant à l’appel à projets lancé par le groupe Heidelberg Materials en France. En décembre 2024, le jury national du Quarry Life Award, dont le Comité français de l’UICN fait partie, a sélectionné 5 projets pour deux catégories, Recherche et Initiatives sociétales. Ces projets ont commencé leur mise en œuvre en 2025. Le jury national s’est réuni en octobre 2025 pour déterminer un classement des projets pour chaque catégorie. 

LE lauréat de la catégorie Recherche


Le jury a attribué le 1er prix de la catégorie Recherche à un projet porté par le CPIE Loire Anjou – Carrefour des Mauges sur la carrière de Sainte-Pazanne. En déclinaison du Plan national pollinisateurs, ce projet vise à étudier les espèces d’abeilles sauvages présentes sur la carrière, notamment dans les sablières et les carrières de roche massive. 

L’objectif du projet est d’acquérir des connaissances sur les modes de reproduction et d’alimentation des abeilles sauvages. Le projet intègre également une sensibilisation des salariés aux enjeux de protection de ces espèces et l’installation d’aménagements dans la carrière pour favoriser leur présence.

Deux autres projets étaient en lice dans cette catégorie :

 

LE lauréat de la catégorie Initiatives sociétales

 

Le projet sur la carrière de Pont-à-Mousson dédié à la mise en place d’un parcours pédagogique a été désigné comme lauréat pour la catégorie Initiatives sociétales. Ce projet, porté par l’association NEOMYS et impliquant divers acteurs du territoire, vise à préserver et valoriser un site restauré au sein d’une ancienne carrière. 

 

Le projet s’articule selon trois axes : la création de supports pédagogiques, la mise en place d’aménagements favorisant l’observation et le développement de formations professionnelles assurées par des experts. Ces actions se font de manière respectueuse avec la biodiversité présente localement, notamment avec des chevaux tarpans qui assurent l’entretien du site.

Le projet classé second concerne la mise en place d’un éco-pâturage pour la préservation d’une pelouse sèche sur dalles calcaires. Ce projet est porté par le Conservatoire d’espaces naturels de Nouvelle-Aquitaine sur la carrière d’Arancou.

Le Comité français de l’UICN est partenaire de la filiale française d’Heildeberg Materials depuis plus de 15 ans. Il accompagne les porteurs de projets dans leur démarche et apporte son soutien pour l’organisation du concours en France.

Un projet français recompensé au concours international !

L’ensemble de ces projets ont représenté la France au concours international des QLA organisé par Heidelberg Materials. L’annonce des résultats et la remise des prix ont été effectués lors d’une cérémonie organisée le jeudi 27 novembre 2025 au siège d’Heidelberg Materials, à Heidelberg en Allemagne. 

Pour la 3ème édition consécutive la France se démarque ! En effet, dans la 6ème catégorie « Recherche sur les habitats et les espèces », c’est un site français, la carrière de Sainte-Pazannequi remporte le prix avec son projet dédié aux abeilles sauvages. Ce prix vient récompenser les travaux menés par le CPIE Loire-Anjou sur le rôle des carrières comme habitats pour les pollinisateurs. 

Le Grand Prix du concours a été attribué à un projet réalisé en Pologne portant sur la transformation d’une ancienne carrière en site modèle pour la restauration d’habitats naturels. D’autres projets ont été récompensés : la préservation des amphibiens au Maroc ou encore l’éducation à l’environnement grâce à l’observation d’oiseaux en Indonésie.

Plus d’informations

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Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature – Bilan du Comité français de l’UICN https://uicn.fr/bilan-du-comite-francais-de-luicn-abu-dhabi-du-9-au-15-octobre-2025/ Tue, 04 Nov 2025 16:08:41 +0000 https://uicn.fr/?p=101150

Bilan du Comité français de l’UICN à Abu Dhabi 

Du 9 au 15 octobre, plus de 10 000 participants se sont réunis à Abu Dhabi à l’occasion du 8ème Congrès mondial de la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). 

Face à l’accélération de l’érosion de la biodiversité et la fragilisation du multilatéralisme, cet événement majeur, à la fois fédérateur et structurant, a permis de dégager de nouvelles orientations et d’adopter des décisions qui façonneront l’agenda environnemental international, dans la continuité de la dynamique amorcée lors du Congrès de Marseille en 2021.

En ce sens, le Congrès a adopté 148 motions  portant sur divers enjeux prioritaires afin d’amplifier les efforts de conservation de la biodiversité dont 8 motions nouvelles et urgentes. Parmi celles-ci, 38 motions avaient été préparées par les Membres et les experts du Comité français de l’UICN, qui les a appuyés dans leur rédaction et leur valorisation. 

Cinq grands enseignements peuvent être tirés du Congrès mondial de la nature 2025 et de la participation française à cet évènement que nous vous proposons de découvrir dans notre bilan en téléchargement.

Consulter la note bilan du Congrès mondial de la nature. 

Photo bandeau :  © IUCN

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Le Congrès mondial de la nature de l’UICN se termine à Abu Dhabi avec une vision ambitieuse pour la conservation de la nature https://uicn.fr/le-congres-mondial-de-la-nature-de-luicn-se-termine-a-abu-dhabi-avec-une-vision-ambitieuse-pour-la-conservation-de-la-nature/ Thu, 16 Oct 2025 11:01:14 +0000 https://uicn.fr/?p=100938

Abu Dhabi, Émirats arabes unis, 15 octobre 2025 (UICN) – Le Congrès mondial de la nature de l’UICN s’est clôturé aujourd’hui à Abu Dhabi, Émirats arabes unis, définissant la vision pour la conservation de la nature pour les 20 prochaines années.

Organisé pour la première fois aux Émirats arabes unis, le Congrès s’est déroulé sous le généreux patronage du Président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan.

Le Congrès de l’UICN 2025 a réuni plus de 10 000 participants, sur place et en ligne, et a été le premier à accueillir un Sommet mondial des peuples autochtones et de la nature. Le Congrès de l’UICN a réuni des décideurs gouvernementaux, de la société civile, des organisations de peuples autochtones, du monde universitaire et des entreprises pour plus de 1 000 événements visant à définir l’agenda de travail en matière de conservation et de développement durable pour les décennies à venir.

Les Membres ont approuvé la Vision stratégique à 20 ans et un nouveau programme pour la prochaine période quadriennale. Son Excellence Razan Khalifa Al Mubarak exercera un deuxième mandat en tant que Présidente de l’Union aux côtés des membres nouvellement élus des Commissions et du Conseil de l’UICN.

Elle a déclaré : « Notre tâche n’est pas facile, mais elle est essentielle : combler les fossés entre la science et les politiques, entre le climat et la biodiversité, entre les personnes et la planète elle-même. Pour rappeler au monde que la nature n’est pas seulement victime de nos excès, mais un allié puissant dans notre survie… Quittons Abu Dhabi avec la certitude que ce qui nous unit est bien plus grand que ce qui nous divise : notre croyance commune dans la résilience de la vie elle-même ».

S’exprimant lors de la cérémonie de clôture, la Directrice générale de l’UICN, la Dr Grethel Aguilar, a déclaré : « Ce Congrès témoigne du pouvoir de la collaboration, du travail d’équipe et de l’engagement… Depuis Abu Dhabi, nous envoyons un message clair et uni. Nous sommes une Union déterminée à inverser la tendance. Quittons ce Congrès avec un espoir et une détermination renouvelés : défendre la vie, agir pour la nature et construire un avenir où les personnes et la planète prospéreront ensemble ».

Alors qu’il ne reste que cinq ans pour atteindre les objectifs de 2030 définis dans le Cadre mondial pour la biodiversité, l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable, le Congrès d’Abu Dhabi a exhorté la communauté mondiale à accroître son ambition et à intensifier ses efforts collectifs pour mettre en œuvre des solutions collaboratives transformatrices qui profitent à la fois aux personnes et à la nature. Les participants ont particulièrement souligné la nécessité de tirer parti de l’élan actuel pour renforcer les synergies entre les accords multilatéraux sur l’environnement et pour assurer une action audacieuse et coordonnée vers un avenir net zéro, résilient et positif pour la nature lors de la COP30 de la CCNUCC à Belém, et au-delà.

La première politique sur la biologie de synthèse en relation avec la conservation de la nature, une motion visant à reconnaître l’écocide comme un crime et des motions visant à renforcer la gouvernance et l’inclusion figuraient parmi les 148 résolutions adoptées par les Membres de l’UICN lors de l’Assemblée des Membres de l’UICN à Abu Dhabi.

L’Assemblée des Membres est l’organe décisionnel suprême de l’Union et rassemble les Membres de l’UICN pour débattre et établir des politiques environnementales, approuver le Programme de l’UICN et élire le Conseil et le Président de l’Union.

Les résolutions et recommandations finales, telles qu’adoptées par le Congrès de l’UICN 2025 seront disponibles ici. Les résultats des votes sont disponibles ici.

Plusieurs annonces et engagements à fort impact ont été dévoilés pour renforcer les efforts mondiaux de conservation. L’Appel à l’action d’Abu Dhabi appelle la communauté mondiale, sous la direction de l’UICN, à accélérer les actions urgentes et pratiques dans cinq domaines clés : réaffirmer la nature comme fondement du bien-être, renforcer le multilatéralisme, assurer la justice et l’inclusion, faire progresser les connaissances et l’innovation et accroître les ressources pour la nature et l’action climatique. Il définit une vision collective pour un changement transformateur, unissant les gouvernements, les communautés et les secteurs pour parvenir à un avenir juste, résilient et positif pour la nature, pour les personnes et la planète.

L’UICN a accueilli plus de 100 nouveaux Membres dans son Union pendant le Congrès, dont six États : l’Arménie, le Tadjikistan, les Îles Marshall, le Gabon, Tuvalu et le Zimbabwe.

Plusieurs initiatives mondiales et à l’échelle de l’Union ont été annoncées, notamment la sélection de la République du Panama pour accueillir le prochain Congrès mondial des aires protégées et conservées de l’UICN en septembre 2027, premier forum mondial pour définir l’agenda de travail des aires protégées et conservées.

Le Congrès de l’UICN 2025 a été certifié conforme  à la norme ISO 20121:2024, en reconnaissance de son engagement à garantir que tous les aspects du Congrès adhèrent à des normes de durabilité rigoureuses.

Les principales annonces scientifiques comprenaient la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées™, qui a révélé des menaces croissantes pour les phoques de l’Arctique dues aux changements climatiques. Une autre évaluation a révélé que près de 100 espèces supplémentaires d’abeilles sauvages en Europe ont été classées comme menacées. L’UICN a également lancé le 4e rapport Perspectives du Patrimoine mondial, qui révèle que les changements climatiques menacent 43% des sites naturels du Patrimoine mondial.

POUR ALLER PLUS LOIN :

Le communiqué de presse du Congrès mondial de la nature 2025

   Photo bandeau : © IUCN 

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Congrès mondial de la nature : les grandes conclusions https://uicn.fr/congres-mondial-de-la-nature-les-grandes-conclusions/ Thu, 16 Oct 2025 09:29:44 +0000 https://uicn.fr/?p=100927

Le Congrès mondial de la nature, organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s’achève aujourd’hui à Abu Dabi. Il a rassemblé plus de 10 000 participant.es sur place, et plusieurs milliers en visioconférence. Le réseau français de l’UICN y était particulièrement bien représenté (ONG, ministères, collectivités locales) et y a fait adopter le plus grand nombre de résolutions. 

Organisé tous les 4 ans, le Congrès mondial rassemble les organisations membres de l’UICN (plus de 1 400 Etats, agences gouvernementales, collectivités locales, ONG, représentant.es des peuples autochtones) et ses expert.es (plus de 16 000). Il permet d’identifier, de débattre et d’adopter des positions sur les enjeux prioritaires de conservation de la nature à travers des évènements organisés dans deux enceintes – le Forum et l’Exposition, vastes espaces d’échange et de débat – et l’Assemblée générale, par le vote de motions.  

Le Congrès mondial 2025 a été marqué par plusieurs temps forts, tels que :  

  • l’actualisation de la Liste rouge mondiale des espèces menacées de l’UICN et de la Liste rouge européenne des pollinisateurs ; 
  • le lancement du nouveau standard mondial de l’UICN pour les Solutions fondées sur la Nature ; 
  • l’annonce des sites labellisés dans la Liste verte des aires protégées de l’UICN ; 
  • l’adoption de la vision stratégique de l’UICN à 20 ans et son programme mondial pour les 4 prochaines années ; 
  • L’annonce de l’organisation du prochain Congrès mondial des aires protégées et conservées, qui se tiendra au Panama en 2027. 

Une cérémonie en l’honneur de Jane Goodall, figure emblématique de la conservation de l’UICN, y a également été organisée.  

Les acteurs français de la conservation à l’honneur 

Les acteurs français de la conservation se sont distingués par leur mobilisation et leurs nombreuses contributions aux actions de l’UICN :  

  • Parmi les sites labellisés de la Liste verte des aires protégées, trois sites – la réserve biologique forestière du Champ du Feu et celle de Hochfeld (Bas-Rhin), ainsi que le parc naturel marin d’Iroise (Finistère) – ont vu leur label renouvelé ; 
  • Le Comité français de l’UICN a organisé et participé à de nombreux évènements de présentation du nouveau standard international des Solutions fondées sur la Nature, auquel il a largement contribué, et travaille d’ores et déjà à faciliter sa mise en œuvre, à travers des outils et ressources à destination des acteurs publics et privés ; 
  • Le lancement de la 7e phase du Programme de Petites Initiatives, programme historique du Comité français de l’UICN en appui aux organisations de la société civile.  

Benjamin Bassono de l’ONG « les Anges Gardiens de la Nature », partenaire du PPI au Burkina Faso depuis 2019, a reçu le prestigieux Ranger Award lors du Congrès mondial ; 

  • Une déclaration commune des acteurs francophones de la conservation identifiant les priorités d’action pour les prochaines décennies ; 
  • Dix motions portées par des membres français de l’UICN ont été adoptées sur des sujets de première importance pour l’atteinte des objectifs du Cadre mondial pour la biodiversité. Celles-ci s’ajoutent aux 28 motions portées par des membres français de l’UICN adoptées par vote électronique en amont du Congrès.  
  • Les premières motions portées par des collectivités locales ont été adoptées, sur les forêts urbaines et péri-urbaines (Ville de Paris) et le rôle des des aires protégées régionales ou infranationales dans l’atteinte de l’objectif 30×30 (Région Ile-de-France) ; 
  • En réaction aux feux de forêts d’une ampleur inédite à travers le monde en 2025, le Comité français de l’UICN et ses membres ont déposé une motion nouvelle et urgente pour renforcer la prévention et la lutte contre les incendies qui ravagent les milieux naturels. 
  • Avec 38 motions, la France est le pays dont le plus grand nombre de motions a été adopté. 

« Ce congrès nous a permis de présenter nos propositions sur plusieurs enjeux portés par les membres français de l’UICN comme le financement de la conservation de la biodiversité, la protection de la haute mer et des glaciers, ou des approches nouvelles comme la libre évolution et Une seule santé. Nous étions aussi à nouveau présents pour montrer notre engagement en faveur des Solutions fondées sur la Nature et de la Liste verte des aires protégées de l’UICN », indique Sébastien Moncorps, directeur du Comité français de l’UICN. 

Le renouvellement de la Présidence et la déclaration finale 

Les Membres ont également approuvé le nouveau programme de l’UICN pour les quatre années à venir et élu le nouveau Conseil d’administration international de l’UICN, avec la réélection de la présidente, Razan Al Mubarak, et celle de Maud Lelièvre, réélue en tant que conseillère régionale pour l’Europe de l’Ouest, également présidente du Comité français de l’UICN. 

Le Congrès de l’UICN a adopté sa déclaration finale, l’Appel à l’action d’Abu Dabi, réaffirmant la nature comme fondation de notre humanité et de notre bien-être, l’importance du multilatéralisme, de la coopération, de la justice, de l’équité, de la science et de l’éducation pour amplifier les actions pour la conservation. 

« La dynamique du Congrès doit maintenant se traduire en actions concrètes. Notre rôle, au sein du Comité français, est de décliner la feuille de route mondiale à l’échelle nationale. Cela passe par l’accompagnement des acteurs – entreprises, collectivités, gestionnaires d’espaces naturels – avec les standards et l’expertise scientifique de l’UICN, comme la Liste rouge des écosystèmes ou la Liste verte des aires protégées. », conclut Maud Lelièvre, présidente du Comité français de l’UICN.  

Pour aller plus loin :

Le communiqué de presse du Congrès mondial de la nature 2025

   Photo bandeau :  © IUCN 

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