unitec https://unitec.fr/ LA 1ÈRE STRUCTURE D'ACCOMPAGNEMENT DES START-UP DE BORDEAUX ET SA RÉGION Thu, 05 Mar 2026 10:42:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://unitec.fr/wp-content/uploads/2018/08/favicon-unitec-150x150.png unitec https://unitec.fr/ 32 32 3 questions à Laurent Piazza, Responsable Innovation du CHU de Bordeaux https://unitec.fr/3-questions-a-laurent-piazza-responsable-innovation-du-chu-de-bordeaux/ Tue, 24 Feb 2026 13:14:49 +0000 https://unitec.fr/?p=43552 Le CHU de Bordeaux est un fidèle partenaire d’Unitec. L’incubateur santé Bordeaux Care Lab, piloté par Unitec, le CHU de Bordeaux et ALLIS-NA, accompagne les projets innovants dans leur développement. Laurent Piazza, Responsable Innovation et Programmes Collaboratifs au CHU de Bordeaux, s’est prêté au jeu de l’interview et revient notamment sur deux projets innovants dont il est particulièrement fier : ReBrain et G5 Digital.

Mon rôle est de structurer l’accompagnement des professionnels de santé du CHU de Bordeaux à toutes les phases du développement d’une innovation technologique ou organisationnelle. Pour cela nous avons mis en place en 2024 au sein de la DRCI du CHU de Bordeaux un département dédié à l’accompagnement de l’innovation et des programmes collaboratifs (DIPCO). Nous avons un guichet « Innovation interne » pour nos professionnels,  pour accompagner et valoriser leurs idées, un guichet « innovation externe » dont le rôle est d’orienter, cadrer et monter des collaborations ou prestations entre des start-ups/PME et le CHU de Bordeaux.

Nous pilotons également au sein de la DRCI deux dispositifs dédiés et sélectifs, qui nous permettent de booster la détection et l’accompagnement des technologie les plus prometteuses : le tiers Lieux Station e-santé pour l’expérimentation des solutions numériques en santé et l’incubateur Bordeaux Care Lab pour toutes les autres typologies de technologies de santé hors numérique (DM, Médicaments, biotech, équipements…) en partenariat notamment avec UNITEC.

Enfin une équipe dédiée au montage de programmes collaboratifs de R&D  pour répondre à des AAPs nationaux, complète ces dispositifs, ce qui est souvent crucial pour obtenir des grants/subventions, accélérer le développement, faire la preuve du concept, évaluer et montrer l’utilité d’une innovation. Toutes ces compétences rassemblées au sein de la même équipe suivent ainsi toutes les étapes de la roadmap de développement d’une technologie de santé, depuis l’idée jusqu’à l’évaluation en vie réelle, en lien avec les équipes et professionnels du CHU impliqués à chaque étape.

UNITEC est un partenaire précieux pour le CHU de Bordeaux. UNITEC possède une grande expertise d’accompagnement des projets de création d’entreprise et nous en bénéficions à plusieurs titres. Tout d’abord pour les projets qui émanent du CHU de Bordeaux et qui vont, après transfert grâce à notre organisme de transfert de technologie la SATT AST, devenir des start-ups et bénéficier de l’accompagnement d’UNITEC pour grandir dans les premières années. Plusieurs start-ups issues du CHU de Bordeaux ont pu bénéficier de cet accompagnement avec succès (par exemple Deski, ReBrain).

Ensuite UNITEC nous permet de sourcer des start-ups en devenir, et de les mettre en relation avec nos professionnels pour développer des expérimentations, des prestations ou des collaborations. Une nouvelle technologie ne devient une innovation que si elle rencontre un usage et répond à un besoin. C’est exactement ce que nous cherchons à déterminer dans les mises en relation et les accompagnements que nous menons en partenariat avec UNITEC, notamment à travers Station e-Santé et l’incubateur Bordeaux Care Lab.  

Enfin, les start-ups manager UNITEC, nous aident à analyser la solidité et le potentiel des start-ups qui nous contactent à travers nos différents guichets, ce qui est un éclairage très important car nous devons travailler avec des partenaires fiables pour rationnaliser le temps de nos professionnels de santé, qui est précieux et limité. Nous organisons ou participons également (toujours dans la bonne humeur) à des actions ou événements communs de sensibilisation sur la propriété intellectuelle, la recherche sur données, comment collaborer avec le CHU de Bordeaux… Une collaboration fructueuse !

J’en présenterai deux si vous le permettez pour illustrer une innovation provenant du CHU de Bordeaux et une innovation externe, même si le choix n’est pas facile ! Tout d’abord, je suis particulièrement fier de l’accompagnement du CHU de Bordeaux, de la DRCI, de l’Université de Bordeaux, de la SATT AST, de l’INRIA et d’UNITEC pour le projet ReBrain, porté par le Pr Emmanuel Cuny, neurochirurgien au CHU de Bordeaux, et qui est en passe de devenir une nouvelle success story. C’est un projet que j’ai vu naitre au CHU de Bordeaux il y a une quinzaine d’années et qui illustre parfaitement le chemin d’une innovation clinique dans un schéma « Bed » to « Bench » to « Bed » .  

D’abord, un questionnement clinique : comment améliorer et démocratiser le ciblage complexe et très inconfortable pour les patients, du positionnement d’électrodes de stimulation cérébrale profonde pour traiter certaines pathologies neurodégénératives ? Ensuite une intuition, une idée originale et géniale d’un clinicien expert, des étapes de recherche translationnelle s’enchainent au CHU de Bordeaux et à l’INRIA avec le développement d’une technologie de ciblage à base d’IA pour aboutir à un brevet solide en 2018 et la création de la start-up ReBrain en 2021.  S’en suivent l’obtention du marquage CE (2021) et FDA  (2023) et la première levée de fonds en 2024. Et enfin, le retour au lit du patient, à travers la commercialisation et la finalisation cette année de la validation clinique multicentrique dans le cadre d’un PHRC obtenu par le CHU de Bordeaux en 2019. Un véritable cas d’école qui montre la force de notre écosystème et de la collaboration au sein de notre campus hospitalo-universitaire !

Et je voudrais également citer pour l’innovation externe la start-up G5 Digital qui propose une solution de digitalisation du consentement patient et de saisie de données avec une technologie mobile et interopérable avec le dossier patient informatisé. C’est une start-up avec laquelle nous avons été mis en relation grâce à UNITEC, que nous avons d’abord expérimentée dans plusieurs cas d’usage et qui a convaincu notre direction du numérique qui a décidé d’en faire l’acquisition. Deux technologies très différentes mais qui ont rencontré leur usage pour devenir de véritables innovations !

Plus d’information : Développer et évaluer une innovation – CHU de Bordeaux

Guichet innovation externe : TimeTonic | TimeTonic

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Enquête emploi 2026 : L’emploi résiste, le financement se transforme https://unitec.fr/enquete-emploi-2026-lemploi-resiste-le-financement-se-transforme/ Thu, 29 Jan 2026 10:34:53 +0000 https://unitec.fr/?p=43427 Comme chaque année, Unitec réalise son enquête sur les emplois générés par les entreprises accompagnées, leur localisation sur le territoire ainsi que leurs levées de fonds.

L’emploi dans les start-up en 2025

Unitec a accompagné 756 start-up depuis sa création en 1989. 509 sont en activité (67%, stable par rapport à 2024) et portent 7839 emplois. C’est 467 emplois de plus qu’en 2024 (+6%).

86% des start-up augmentent (27%) ou maintiennent (59%) leurs effectifs. Les chiffres sont stables par rapport à 2024 (+ :30%/= :55%/- :15%).

Les #PépiteUnitec ayant embauché en 2025

Les entreprises en croissance gagnent en moyenne 4,7 emplois contre 5,6 en 2024 et 4,0 en 2023. Citons comme exemples de croissance en 2025 Hybrid Propulsion for Space, Imagine Optic, Ouidrop, Toptica, Surfisca, Comeen, Fineheart, Meditect, Evollis…
La moitié des entreprises ayant connu une baisse d’effectifs ont perdu moins de deux postes et un tiers ont seulement un poste en moins dû à un départ, devant être renouvelé début 2026. Le nombre de faillites (12) est stable, au niveau de la période 2010-2020.

À retenir :
• +6 % d’emplois en un an malgré un contexte incertain
• 86 % des start-up maintiennent ou augmentent leurs effectifs
• Croissance moyenne par entreprise en légère baisse (4,7 vs 5,6 en 2024)

Un accompagnement toujours attractif

En 2025, UNITEC a accompagné 153 start-up, dont 51 nouveaux projets sélectionnés parmi 176 candidatures. 756 start-up ont ainsi été accompagnées depuis la création d’Unitec, portants, pour les 509 toujours en activité, 7839 emplois. Le taux de pérennité à 5 ans des entreprises monte à 88% et est de 67% sur les 36 ans d’activité d’Unitec.

Une implantation territoriale structurante

Sur l’ensemble des start-up en activité, la répartition territoriale par ordre d’implantation est la suivante : Pessac concentre 44 % des emplois pour 13 % des start-up ; cette forte intensité technologique rappelle l’implantation historique de Unitec sur le campus bordelais, tout comme la position de Bègles illustre l’impact de la présence d’Unitec à la Cité Numérique depuis quelques années. Bordeaux reste le premier bassin d’implantation en volume. Cette répartition confirme le rôle structurant des pôles technologiques et la nécessité de maintenir des capacités d’accueil adaptées aux start-up à forte intensité capitalistique.

Zoom sur les 3 secteurs accompagnés :

Les dynamiques diffèrent selon les filières : le numérique concentre le plus grand nombre de start-up avec une forte stabilité de l’emploi, tandis que sciences de la vie / santé et les sciences de l’ingénieur / deeptech génèrent proportionnellement davantage d’emplois et de valeur économique. Ces écarts traduisent des cycles de développement distincts et justifient des modalités d’accompagnement adaptées à chaque secteur.

Nos #PépiteUnitec ont levés des fonds en 2025

🔝 67,7M€ levés en 2025, dont 20,1M€ en non dilutif
En 2024 c’était 45,0M€ / 20,4M€.
📈 En 2025 | Ratio Accompagnés/Alumni en nombre de levées : 71% / 29% | Ratio Accompagnés/Alumni en total des sommes levées : 18% / 82% | Montant moyen levé par les Accompagnés : 358K€
📈 En 2024 | Ratio Accompagnés/Alumni en nombre de levées : 88% / 12% | Ratio Accompagnés/Alumni en total des sommes levées : 80% / 20% | Montant moyen levé par les Accompagnés : 679K€

➡ L’accompagnement reste déclencheur de levées (volume élevé) et les Alumni confirment la valeur long terme de cet accompagnement. Mais on observe un basculement net, illustrant un marché 2025 plus tendu, où les investisseurs privés privilégient les dossiers déjà dé-risqués (Alumni) et des tickets concentrés sur moins de projets.

Nous ne prenons en compte que les levées des Alumni jusqu’à 3 ans après leur sortie de l’accompagnement ; après on estime que la levée est sans notre aide; cela exclu par exemple en 2025 des levées telles que celle de Treefrog.

Une dynamique entrepreneuriale en forte croissance à Bègles

Depuis l’implantation d’UNITEC à la Cité Numérique en 2018, la Ville de Bègles s’impose comme un territoire majeur de l’innovation au sein de Bordeaux Métropole.

Des résultats concrets

71 start-up implantées en 2026

  • +8 en 1 an
  • +31 en 5 ans
  • +64 en 7 ans

Bègles est aujourd’hui la 2ᵉ ville de Bordeaux Métropole en nombre d’entreprises accompagnées.

776 emplois sur le territoire

  • +177 en un an
  • 25 % des entreprises ont recruté en 2026
  • Une taille moyenne d’entreprise en progression

26 nouvelles entreprises domiciliées en 2026
Avec près de 90 % des entreprises créées qui restent en Gironde, l’ancrage territorial est durable.

Un écosystème en développement

La dynamique locale s’appuie sur un écosystème innovant structuré autour de la Cité Numérique :

  • Développement d’une filière healthtech en croissance
  • Synergies entre numérique, industrie, santé et transition écologique
  • Événements fédérateurs et réseau d’entreprises actif
  • Attractivité renforcée pour les entreprises innovantes

Un levier de développement territorial

L’accompagnement des start-up constitue un véritable moteur pour le territoire :

  • Création d’emplois qualifiés
  • Développement économique local
  • Attractivité résidentielle
  • Valorisation immobilière
  • Image de territoire innovant

Chaque année, près de 50 nouvelles start-up entrent dans la dynamique d’accompagnement, contribuant à renforcer durablement l’écosystème local.

À Bègles, l’incubation n’est pas seulement un dispositif d’accompagnement : c’est un véritable levier d’aménagement et de développement économique.



Enquête réalisée en novembre et décembre 2025 par mail et téléphone auprès de 509 entreprises.


Retrouvez notre enquête emploi 2025 en cliquant ici.

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Arythmies cardiaques : l’innovation au cœur des solutions https://unitec.fr/arythmies-cardiaques-linnovation-au-coeur-des-solutions/ Tue, 20 Jan 2026 09:50:36 +0000 https://unitec.fr/?p=43256 Les arythmies cardiaques représentent un défi clinique, économique et sociétal. Avec le vieillissement des populations, l’augmentation des comorbidités (hypertension, obésité, diabète) et les progrès du diagnostic, leur prévalence ne fait qu’augmenter (la fréquence peut dépasser 10% chez les plus de 80 ans). Selon une étude publiée dans The Lancet en 2024, le nombre de personnes vivant avec la fibrillation auriculaire (FA) dans le monde est passé de 33,5 millions à 59 millions entre 2010 et 2019. La FA multiplie par 5 le risque d’accident vasculaire cérébral et par 3 le risque d’insuffisance cardiaque. De même, les malades d’arythmie cardiaque présentent une mortalité accrue de 40 à 50% par rapport aux personnes saines. En Europe, des études récentes montrent que le fardeau de la FA et de la flutter auriculaire est en croissance depuis le début des années 1990, tant en termes de prévalence (+67% du nombre de cas entre 1990 et 2021) que de mortalité (+120% sur la même période) et d’années de vie ajustées sur l’invalidité (+80%). Cette étude montre par ailleurs que les facteurs de risque précédemment cités gagnent du terrain dans les populations les plus jeunes ce qui doit être perçu comme un enjeu important des politiques de santé pour les années à venir.

Dans ce contexte, les méthodes de traitement classiques sont remises en question, notamment en termes de coût, d’accessibilité et d’impact environnemental. L’innovation, et particulièrement la miniaturisation, offre une voie prometteuse. Cette note propose un état des lieux des traitements classiques des arythmies, afin d’en présenter les limites face aux défis sociétaux. Seront également abordées les tendances de miniaturisation en cardiologie et dispositifs implantables, qu’une exploration du positionnement d’Olva Medical, start-up médicale accompagnée par Unitec dans ce paysage en pleine évolution.


Unitec x Les Echos Judiciaires Girondins

Retrouvez « La veille techno » : la note de veille Unitec version courte qui met en avant une start-up accompagnée ! Ce mois-ci, notre #PépiteUnitec Olva Medical est à l’honneur.


Qu’est-ce qu’une arythmie ?

Le cœur, qui ne dépend pas uniquement des muscles, est une pompe électrique : chaque battement est déclenché par un signal électrique émis par le nœud sinusal, situé dans l’oreillette droite, qui se propage dans ses cavités. Ce signal est normalement émis de manière régulière et déclenche la contraction des cavités cardiaques dans le bon ordre, assurant une circulation efficace du sang dans le corps. Quand ce signal est perturbé, le rythme devient trop rapide, trop lent ou irrégulier : c’est l’arythmie. La plus fréquente, la fibrillation auriculaire, touche des millions de personnes en Europe et augmente fortement le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Les symptômes – palpitations, essoufflement, fatigue – peuvent être bénins mais parfois graves, nécessitant une prise en charge rapide. Avec le vieillissement de la population, les arythmies deviennent un enjeu de santé publique majeur.

Les grandes formes d’arythmie

L’arythmie est donc un dysfonctionnement du rythme cardiaque. Elle peut prendre plusieurs formes.

  • La tachycardie : le rythme cardiaque est trop rapide. Par exemple, dans certaines formes, le cœur peut battre à plus de 150–200 battements par minute (bpm), même au repos.
  • La bradycardie : le rythme est trop lent. Le cœur peut battre à moins de 50 battements par minute, ce qui peut entraîner fatigue, étourdissements, voire des syncopes si le débit sanguin devient insuffisant.
  • La fibrillation auriculaire (FA) : c’est la forme la plus fréquente d’arythmie. Dans la FA, les oreillettes ne se contractent pas de façon coordonnée ; elles “tremblent” (elles fibrillent) de façon chaotique, à des fréquences très élevées (jusqu’à 400–600 impulsions par minute) dans les oreillettes. Cela entraine une conduction irrégulière vers les ventricules, provoquant un rythme cardiaque irrégulier et souvent rapide.
  • La flutter auriculaire : dans ce cas, les oreillettes battent beaucoup trop vite (environ 250 à 300 battements par minute) mais contrairement à la FA, les battements sont réguliers. L’influx électrique tourne en boucle dans l’oreillette droite créant un circuit automatique mais régulier qui ne transmet qu’une impulsion sur deux, trois voire quatre. La conduction vers les ventricules est régulière mais peut entrainer des palpitations rapides et régulières, des vertiges. La flutter peut favoriser la formation de caillots sanguins dans les oreillettes entrainant un risque accru d’AVC mais également favoriser la tachycardie (affaiblissement du muscle cardiaque).
  • Tachycardie ventriculaire : ici l’origine du dérèglement est dans les ventricules. Cette forme est plus grave car elle peut se transformer en fibrillation ventriculaire, un état dans lequel le cœur cesse de pomper efficacement — situation d’urgence pouvant conduire à un arrêt cardiaque.

Les traitements classiques des arythmies

Si toutes les arythmies ne sont pas malignes (certaines s’arrêtent d’elles-mêmes ou par un changement de comportement comme l’arrêt du tabac ou un changement de régime alimentaire), d’autres sont dangereuses ou suffisamment gênantes pour nécessiter un traitement qu’il soit chimique, mécanique ou électronique.

Médicaments anti-arythmies et de contrôle de la fréquence

Les médicaments restent la première ligne de traitement pour beaucoup de patients. Ils stabilisent l’activité électrique ou ralentissent le cœur :

  • Contrôle du rythme : l’idée est de tenter de ramener le cœur à un rythme normal (dit sinusal) par l’administration de médicaments comme l’amiodarone, le flécaïnide ou le sotalol.
  • Contrôle de la fréquence : ralentir la vitesse des battements ventriculaires pour améliorer la tolérance de l’arythmie, sans forcément supprimer la fibrillation auriculaire. On trouve dans cette catégorie de médicaments les bêta-bloquants ou les inhibiteurs calciques.

Le principal avantage de la médicamentation chimique est qu’il s’agit de traitements simples (même s’il est souvent nécessaire de combiner plusieurs molécules pour atteindre un résultat positif) et largement disponible et accessible. Cependant, ces médicaments ne sont pas la solution miracle et présentent également quelques limites : une efficacité inconstante et des risques d’effets secondaires qui peuvent être lourds (troubles thyroïdiens ou pulmonaires avec l’amiodarone, pro-arythmie possible avec certains médicaments).

La cardioversion

La cardioversion est une procédure médicale utilisée lorsque l’arythmie est récente ou mal tolérée et elle consiste à ramener un rythme sinusal régulier du cœur par différentes méthodes :

  •  Par décharge électrique : un choc électrique externe, administré sous courte anesthésie, “réinitialise” le cœur et le ramène en rythme normal.
  • Par la pharmacologique : qui consiste en l’injection intraveineuse d’antiarythmiques (ex. flécaïnide, amiodarone) pour stopper l’arythmie.

L’utilisation de cette procédure permet un rétablissement rapide du rythme sinusal mais augmente le risque de récidive. Par ailleurs, avant d’entamer toute cardioversion, le praticien doit s’assurer de l’absence de caillot dans l’oreillette pour éviter tout risque d’AVC.

L’ablation par cathéter

L’ablation par cathéter est aujourd’hui la technique de référence pour beaucoup d’arythmies, en particulier la fibrillation auriculaire, le flutter et certaines tachycardies.

Illustration d’une ablation par cathéter par radiofréquence (source : Centre de cardiologie Saint Vincent)

Le chirurgien cardiaque introduit un ou plusieurs cathéters en passant par des veines (le plus souvent la veine fémorale) jusqu’au cœur. Ces sondes enregistrent directement l’activité électrique et détectent la zone en cause. Une fois celle-ci identifiée, une source d’énergie est propulsée pour détruire ou isoler la zone responsable. Il existe plusieurs techniques comme la radiofréquence qui utilise la chaleur, la cryothérapie (qui utilise le froid), le laser ou les ultrasons.

Les dispositifs implantables

Les arythmies peuvent également être traitées par l’implantation d’un dispositif permanent qui permet de réguler les battements du cœur ou de prévenir tout risque d’arrêt brutal.

On retrouve les stimulateurs cardiaques (pacemakers) qui sont des petits dispositifs généralement implantés sous la peau et reliés au cœur par des sondes et qui envoie des impulsions électriques lorsque le rythme est trop lent. Ces batteries ont des durées de vie assez longues (entre 7 et 10 ans), sont fiables et sont indiquées dans le cas de bradycardies notamment. Le défibrillateur automatique implantable (DAI) est un appareil implanté qui surveille de manière continue le rythme cardiaque du patient. En cas de tachycardie ventriculaire ou de fibrillation, un choc électrique est envoyé pour réguler le rythme cardiaque. Ce procédé est particulièrement indiqué pour les personnes sujettes à crise cardiaque.

Les pacemakers et défibrillateurs implantables font partie des dispositifs les plus fiables de toute la médecine moderne, avec des taux de survie très élevés à long terme.

La chirurgie cardiaque

Dans les cas les plus complexes, la chirurgie cardiaque est utilisée. On trouve les interventions lourdes comme les pontages, le remplacement valvulaire (TAVI) mais aussi d’autres procédures comme Maze qui consiste à réaliser de petites incisions ou des cautérisations dans les oreillettes pour créer des cicatrices qui bloquent les circuits électriques anormaux et permet de traiter la fibrillation auriculaire. En technique ouverte, le patient est relié à une machine cœur poumon artificielle ce qui en fait une technique particulièrement lourde.

Les limites des approches classiques

Si les traitements contre l’arythmie permettent de sauver de nombreuses vies et d’offrir aux malades la possibilité de vivre normalement, il n’en reste pas moins que ces traitements et interventions présentent également un certains nombres de limites et de faiblesses.

Premièrement, tous les traitements ont un coût particulièrement élevé et une infrastructure lourde. A titre d’exemple, les procédures d’électrophysiologie nécessitent des équipements coûteux : une salle d’ablation complète (système de cartographie 3D, générateur, cathéters, monitoring) qui peut coûter jusqu’à 1 million d’euros. Chaque ablation peut coûter, selon les techniques et les pays, entre 7000 et 15000 euros. Seules les grandes structures hospitalières disposent de ces équipements (en France 70 centres hospitaliers pratiquent ces ablations et sont situés dans les grandes métropoles) et certains pays en développement n’ont pas les moyens financiers de pratiquer ces ablations obérant les chances de survie des malades (selon le WHO Global Health Report 2022, moins de 10% des patients éligibles à une ablation peuvent en bénéficier).

Deuxièmement, la complexité technique des interventions reste élevée avec notamment un risque de complications non négligeable. Les chirurgiens doivent naviguer à l’intérieur des cavités cardiaques avec une précision millimétrique et si elles restent exceptionnelles (1% à 3% des cas), les complications existent : perforation de la paroi du cœur, atteinte de l’œsophage, thrombose, embolie ou infection post-opératoire. Les personnes âgées, cardiaques, diabétiques ou obèses sont encore plus exposées à ces risques.

Si l’ablation est très efficace, elle n’est pas infaillible. De nombreuses études médicales (EP Europace, ScienceDirect, Cardiovascular Prevention and Pharmacotherapy) mettent en exergue le fait que très souvent (entre 20% et 50% des cas) les patients opérés ont connu une récidive d’arythmie après opération nécessitant une deuxième intervention. Une étude publiée en 2023 dans la revue EU Europace montre que 1400 patients sur un échantillon de 4250 présentaient une récidive clinique à 5 ans (notamment due à une reconnexion des veines pulmonaires), suggérant ainsi la possibilité que la fibrillation auriculaire pourrait être une maladie chronique évolutive.   

Un impact écologique sous-estimé

Le secteur de la santé représente plus de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ce qui ferait de ce secteur l’équivalent du 5ème pays en terme d’émission de CO². Une étude chinoise publiée en juin 2025 montre que dans les hôpitaux de Shangai, la mjeure partie de l’empreinte provient de la production, du transport, de l’usage et de l’élimination des dispositfis médicaux ainsi que la consommation d’énergie, des gaz anesthésiques, etc…

Mais le vrai défi reste la gestion des déchets et des dispositifs à usage unique. En électrophysiologie, comme dans beaucoup d’interventions cardiaques, on utilise de nombreux dispositifs à usage unique stériles (cathéters, sondes, isolants, champs stériles, électrodes, seringues, etc.). Une grande partie de ces éléments ne peut pas être récupérée ou recyclée en raison des contraintes de stérilité, des matériaux composites ou des réglementations de sécurité. Un étude publiée dans la revue EP Europace en février 2023 estime que le poids total des émissions de CO2 équivalentes liées à une ablation s’élève en moyenne à 77kg CO-eq par procédure. Une autre étude a quantifié que dans un centre cardiaque, on générait chaque année environ 11 tonnes de déchets recyclables et près de 30 tonnes de déchets contaminés rien que pour les procédures invasives et de cathétérisme (nom donné aux interventions médicales qui permettent d’explorer les structures du cœur). Lorsqu’on extrapole à l’échelle mondiale des laboratoires de cathétérisme et salles opératoires cardiaques, cela représenterait jusqu’à 150 150 000 tonnes de déchets annuels. Cette explosion de la production de déchets est la conséquence du développement du jetable et du dispositif à usage unique. Pour concilier haute technologie et écologie, l’une des pistes prometteuses est le reconditionnement et la réutilisation de dispositifs initialement conçus pour un usage unique. Dans des scénarios optimisés, on peut envisager des réductions d’émissions de jusqu’à 60 % par dispositif reconditionné. Toutefois, ce réemploi doit surmonter des défis majeurs : préserver les propriétés physiques des dispositifs après stérilisation, éviter la contamination, garantir la conformité réglementaire. Des études ont documenté des micro-défauts après plusieurs cycles de reconditionnement tandis que d’autres recherches montrent que dans certains cas (comme pour des scalpels chirurgicaux), les versions réutilisables peuvent avoir une empreinte carbone jusqu’à 8,6 fois inférieure à celle de leurs homologues jetables, même en tenant compte de la stérilisation.

La révolution de la miniaturisation

La miniaturisation est l’une des tendances les plus marquantes de la médecine moderne. Elle consiste à rendre les dispositifs médicaux plus petits, plus précis et plus intelligents, grâce à l’intégration de capteurs, de composants électroniques à faible consommation et parfois de capacités de connectivité. Dans le domaine de la cardiologie interventionnelle et de l’électrophysiologie, cette tendance transforme profondément la manière de diagnostiquer et de traiter les troubles du rythme cardiaque. A titre d’exemple, Medtronic commercialise un stimulateur cardiaque révolutionnaire, Micra, implanté directement dans le cœur à l’aide d’une technique minimalement invasive et qui ne nécessite pas l’utilisation de sondes. Mesurant à peine 2 centimètres et pesant 2 grammes, il a une durée de vie de 17 ans et ses risques d’infection sont réduits d’environ 25% par rapport aux autres modèles.

Le Pacemaker Micra de Medtronic a la taille d’une gélule

Les progrès ne concernent pas que les pacemakers. Dans les salles d’électrophysiologie, là où l’on traite les arythmies, les équipements prenaient autrefois toute la place : ordinateurs géants, écrans, câbles, capteurs. Aujourd’hui, grâce à la miniaturisation, les cardiologues utilisent des cathéters ultrafins et des logiciels de cartographie 3D capables de repérer une anomalie électrique du cœur avec une précision millimétrique. Ces outils permettent de traiter le problème sans ouvrir la poitrine, souvent en moins de deux heures, et avec un simple point de ponction à la jambe. Autre exemple. Abbott propose des systèmes de cartographie 3D pour cœur, notamment le EnSite X EP System, couplé à des cathéters de haute densité. Ces dispositifs permettent de créer une carte électro-anatomique du cœur en 3D, très précise et en quasi-temps réel. Grâce à ces technologies, les cardiologues peuvent localiser exactement la zone à traiter, ce qui améliore la précision de l’ablation. La cartographie 3D haute densité et la navigation précise rendent les interventions plus sûres, plus efficaces, et potentiellement plus rapides — des atouts essentiels pour la miniaturisation “logistique” (moins de matériel encombrant, moins d’exposition aux rayons X, etc.). Ces innovations permettent d’intervenir de façon moins invasive, de réduire la durée d’hospitalisation, d’alléger les coûts, et même d’ouvrir la voie à une médecine plus durable. Elles traduisent une évolution majeure : passer de systèmes hospitaliers lourds à des dispositifs portables, autonomes et parfois réutilisables.

Olva Medical : réinventer l’électrophysiologie durable

Le modèle actuel basé sur les ablations par cathéter est devenu économiquement et écologiquement intenable :

  • Chaque intervention mobilise du matériel très coûteux : environ 1,5 million d’euros en équipements (systèmes de cartographie, générateurs, amplificateurs, fluoroscopie).
  • Les consommables à usage unique (cathéters, câbles, sondes) coûtent en moyenne 7000 € par intervention, alors que le financement perçu par les hôpitaux publics est de l’ordre de 3500 € par intervention.

Résultat : ces procédures sont structurellement déficitaires pour les hôpitaux. À cela s’ajoute un problème environnemental majeur : la dépendance à des dispositifs jetables, responsables d’une empreinte carbone élevée et d’une production massive de déchets médicaux non recyclables.

Face à cette situation, Olva Medical, jeune startup accompagnée par Unitec propose une réinvention complète de l’électrophysiologie. Sa solution repose sur un système portable, réutilisable et modulaire qui intègre :

  • une baie d’électrophysiologie dans un format compact,
  • des cathéters réutilisables.

Des impacts environnementaux considérables

Olva Medical vise une réduction moyenne de 85 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux cathéters jetables. Ses estimations reposent sur une analyse de cycle de vie intégrant :

  • la fabrication (1,75 kg CO₂-eq/cathéter neuf) ;
  • les méthodes de stérilisation (0,15 à 0,6 kg CO₂-eq/cycle)

En atteignant 20 cycles de réutilisation, la réduction d’impact serait autour de 80 %.

Outre la réduction des déchets, la solution d’Olva permet de rapatrier la chaîne de valeur en Europe – conception, production, stérilisation et maintenance locales – contribuant ainsi à la souveraineté industrielle et à la création d’emplois qualifiés en ingénierie, qualité et logistique.

Que proposez-vous ?

Notre plateforme contribue à réduire de manière significative le coût des équipements et des consommables nécessaires aux procédures d’ablation par cathéter. Ces interventions restent très onéreuses : environ 1,5 M€ d’équipements par salle et près de 5 000 € de consommables par intervention, principalement en raison de l’utilisation de cathéters à usage unique. Pour lever ces freins, nous développons une plateforme interventionnelle portable et compacte, déployable dans des environnements moins spécialisés. Elle permettra à un plus grand nombre d’établissements de santé de proposer ces traitements.

Quels sont les avantages majeurs de cette solution ?

Nos cathéters sont conçus pour être réutilisables dès l’origine : réduction du coût, diminution des risques de pénurie de matériel, et amélioration de l’empreinte environnementale à la clé.

Les cathéters à usage unique sont très polluants : ce sont des dispositifs médicaux complexes, contenant de l’électronique et des métaux rares, produits via une chaîne mondialisée, et utilisés de quelques minutes à plusieurs heures. Un gaspillage de ressources considérable que nous souhaitons diminuer en développant des cathéters réutilisables des dizaines de fois.

Comment Unitec contribue-t-il au développement de votre technologie ?

Unitec nous aide à naviguer dans un secteur très complexe, avec des spécificités fortes. Les dispositifs médicaux suivent un parcours clinique et réglementaire long, de plusieurs années, avant d’accéder au marché. Il est impératif de mobiliser beaucoup de financement avant même la commercialisation, et donc essentiel de savoir activer les bons financements, publics et privés. C’est aussi une aventure qui demande de coordonner des acteurs publics et privés très différents : hôpitaux, centres de recherche, financeurs et partenaires. Un acteur comme Unitec, avec un chargé d’affaires spécialisé santé qui connaît bien le secteur et ses acteurs, est un accélérateur majeur.

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Incubateur Transitions : découvrez la deuxième promotion https://unitec.fr/incubateur-transitions-decouvrez-la-deuxieme-promotion/ Thu, 15 Jan 2026 11:27:37 +0000 https://unitec.fr/?p=43356 UNITEC et ses partenaires SUEZ, EDF, BANQUE POPULAIRE, ADIM et LEONARD du groupe VINCI, ont annoncé le mardi 13 janvier 2026 dernier, les sept nouveaux lauréats qui vont intégrer l’incubateur « Transitions », dédié aux transitions énergétiques et environnementales.

Les lauréats de Transitions #2 :

DeepQual est une start-up spécialisée dans l’inspection automatique des bâtiments utilisant l’intelligence artificielle, redéfinissant le contrôle qualité sur les chantiers de construction, grâce à une application mobile intuitive pour la détection et la caractérisation automatiques des défauts.

Every1Counts est une société à mission créée en réponse à la crise mondiale de la biodiversité, qui risque d’affecter gravement notre économie et notre santé dans les prochaines années. L’effondrement de la biodiversité est particulièrement alarmant dans les zones de production alimentaire. Every1Counts propose une plateforme d’agrégation et de suivi de données de biodiversité pour produire des indicateurs scientifiques reconnus, mesurer les impacts et ainsi accélérer la transition écologique dans les territoires.

Greencover développe un système modulaire breveté de végétalisation de façades, conçu pour s’intégrer aux bâtiments neufs et existants. Cette solution innovante de modules végétalisés pour façades de bâtiments, à irrigation autonome combinant récupération des eaux pluviales et appoint réseau, répond aux enjeux de confort thermique, de biodiversité urbaine et de gestion durable de l’eau.

Jobtoo est la 1ère plateforme de reconversion des travailleurs expérimentés vers un métier plaisir. L’objectif est de proposer aux travailleurs expérimentés en fin de carrière, ou déjà à la retraite, de valoriser leurs talents en les accompagnant de manière sécurisée et personnalisée vers un nouveau chapitre professionnel leur permettant de s’accomplir pleinement, en les accompagnant dans la définition et la mise en oeuvre de leur projet de reconversion.

Mostiglass est un vitrage aérant, rafraichissant et moustiquaire, développé et commercialisé par la société landaise GoCap. Cette solution innovante brevetée, passive et durable, qui agit efficacement contre les moustiques tout en améliorant le confort thermique du bâtiment, répond aux enjeux environnementaux d’aujourd’hui.

NOWA No Water réinvente l’hygiène face à la crise mondiale de l’eau. NOWA a développé une véritable douche sans eau : un gel sans eau ajoutée dans la formule, et sans rinçage, là où les gels douche traditionnels contiennent plus de 90 % d’eau potable. Chaque utilisation permet d’économiser jusqu’à 1 600 litres d’eau, sur la base d’une douche de 8 minutes, et constitue une alternative durable aux lingettes jetables.

Sharged développe une solution innovante et intelligente de recharge pour véhicules électriques, sans faire de travaux, ni d’investissements importants, tout en offrant la possibilité au propriétaire de monétiser la recharge, en toute sécurité. L’ambition est d’accélérer l’accès à la recharge de véhicules électriques là où elle reste compliquée à déployer et à exploiter au quotidien (copropriétés, hôtels, gîtes, entreprises, parkings mutualisés, flottes).

Découvrez la première promo de Transitions ICI.

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Les 105 lauréats i-Lab accompagnés par Unitec https://unitec.fr/les-105-laureats-i-lab-accompagnes-par-unitec/ Wed, 26 Nov 2025 09:42:31 +0000 https://unitec.fr/?p=43050 Avec 4 nouveaux lauréats du concours i-Lab 2025, DOXANANO, EDONIA (ALT-G PROTEIN), STARFISH BIOSCIENCE et XIMED, c’est désormais un total de 105 lauréats accompagnés par Unitec depuis la création du concours i-Lab en 1999 !

La start-up ALTER-ID est quant à elle lauréate de la 14ème vague du concours i-Nov pour ATLASS – PRIVACY CHAMBERS.

Le concours i-Lab est né de la volonté du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de renforcer le soutien à la création d’entreprises de technologies innovantes, de soutenir les meilleurs d’entre eux grâce à une aide financière et d’encourager l’esprit d’entreprendre, en particulier auprès des chercheurs et des jeunes docteurs, en valorisant notamment les résultats de leurs travaux de recherche par la création d’entreprise.

Les lauréats des concours i-Lab en 2025

  • DOXANANO (thématique Pharmacie et Biotechnologies) : entreprise spécialisée dans la nanomédecine de précision en chimiothérapie commandée à distance contre les cancers.
  • EDONIA (thématique Pharmacie et Biotechnologies) : développe l’ingrédient texturé le plus nutritif du marché, riche en protéine, minéraux et vitamines, à partir de micro-algue.
  • STARFISH BIOSCIENCE (thématique Pharmacie et Biotechnologies) : elle est spécialisée dans l’innovation et le développement de solutions microbiologiques pour l’agriculture et la viticulture.
  • XIMED (thématique Technologies médicales) : développe des équipements innovants pour améliorer la détection des signes précoces du cancer du sein.

La liste de l’ensemble des lauréats est disponible sur le site du ministère.

Les lauréats des concours i-Lab en 2024

  • BYORNA (thématique Pharmacie et Biotechnologies) : Bioproduction d’ARN thérapeutique humanisé, plus sûr et plus efficace, pour lutter contre les cancers, les maladies cardiovasculaires et les maladies rares.
  • DENERGIUM (thématique Numérique, technologies logicielles et communication) : développe des solutions logicielles exploitant l’énergie pour optimiser les performances et améliorer le bilan carbone du HPC et de l’IA.
  • ATOPTIMA (thématique Transports et mobilités) avec le projet « éco-planification » vise à développer de nouveaux modèles de logistique verte, à partir de logiciels d’aide à la décision basés sur l’intelligence de l’optimisation mathématique, pour la planification livraisons en ZFE avec des petits porteurs, l’optimisation du chargement et le routage de véhicules électriques en gérant leur autonomie.
  • LOUISE/SOFIA (thématique Santé) : le projet « Fertigenomics » vise à améliorer la compréhension et le traitement de l’infertilité masculine et féminine grâce à la génétique, via une plateforme d’aide à la décision diagnostique et thérapeutique.

La liste de l’ensemble des lauréats est disponible sur le site du ministère.

La #PépitesUnitec lauréate de la 14ème vague du concours i-Nov

  • AlterID (thématique Santé) : édite des solutions permettant aux organisations d’exploiter pleinement leurs données tout en réconciliant conformité réglementaire et sécurité des données.

Les lauréats des concours i-Nov en 2024

L’année dernière les #PépitesUnitec GOUACH, REBRAIN et SEATURNS (i-Nov), avaient également brillé en remportant le concours.

  • GOUACH (énergies, ressources et milieux naturels) : Opérateur de batteries lithium-ion brevetées renouvelables, durables et réparables.
  • REBRAIN (santé) : Solution innovante de stimulation cérébrale profonde.
  • SEATURNS (énergies, ressources et milieux naturels) : Production d’électricité marine renouvelable et production d’eau douce à partir d’un dispositif houlomoteur innovant.

Ce concours est considéré comme un label d’excellence. Il permet d’avoir une reconnaissance de la qualité de leur programme d’innovation, des équipes dirigeantes et de leur fort potentiel de développement dans le futur.

Unitec met un point d’honneur sur ces points, travaillés lors de l’accompagnement individualisé.

Découvrez les lauréats 2023 et 2024 ICI


Vous avez un projet et vous souhaitez être accompagné par Unitec ?

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Le bilan d’Innovaday 2025 https://unitec.fr/le-bilan-dinnovaday-2025/ Tue, 25 Nov 2025 10:02:06 +0000 https://unitec.fr/?p=43181 La 10ème édition du Forum d’investissement Innovaday s’est tenue le 13 novembre dernier à l’Hôtel de Région. Co-organisé par Unitec et ADI Nouvelle-Aquitaine, Innovaday est un levier de croissance et de développement de l’innovation en Nouvelle-Aquitaine. Retour en images sur ce facilitateur de rencontres entre entrepreneurs, investisseurs, financeurs et partenaires de l’innovation.

Innovaday 2025 en quelques chiffres

Plus de 400 personnes ont participé aux ateliers et conférences sur l’innovation et l’investissement lors de cette 10ème édition. L’espace start-up a réuni 28 lauréats Innovaday et 6 lauréats du Forum Innov’invest, réunissant les start-up du domaine viti vinicole ainsi que les start-up issues de l’incubateur Bernard Magrez Start-up Win. Cette année, 67 investisseurs nationaux étaient présents pour le Forum d’investissement Innovaday et 290 rendez-vous étaient programmés.

Les temps forts d’Innovaday

Le cocktail des investisseurs

La veille de l’événement, une soirée conviviale a réuni les investisseurs autour d’un cocktail dînatoire à l’Institut Culturel Bernard Magrez. Dans ce cadre privilégié, ils ont pu échanger entre pairs, partager leurs expériences et tisser de nouveaux liens dans une atmosphère élégante et inspirante.

La plénière, au cœur de l’innovation

Lors de la plénière 3 intervenants sont venu partager leur vision sur 3 thématiques différentes :

  • “L’innovation de rupture au défi du passage à l’échelle : quelles orientations pour le plan Deeptech ?”

Par Guillaume HEIM, Chef de projets Deeptech et innovation de rupture, Direction générale des entreprises (DGE) – Ministère de l’économie et des finances 

  • “Réindustrialiser par l’innovation : est-ce encore possible en France ?”

Par Jean-Philippe THIERRY, Directeur Innovation & Industrie du Futur de France Industrie 

  • “Transformer le conflit en levier stratégique : du duel au duo (investisseurs-dirigeants)”

Par Soumya TAHIRI-TREILLOU, Coach narratif de dirigeants, SUBECHA 

Découvrez le replay de la plénière ICI !

Des ateliers thématiques animés par des experts

Trajectoire de financement des start-up industrielles

Avec Camille Caballé, CFO d’HyprSpace, Jean-Philippe Richard, Directeur adjoint des Fonds SPI BPI France, Alain Henry, Délégué Régional d’Arts et Métiers Business Angels Sud-Ouest et Sébastien Marie-Louise, Chargé d’animation marché Entreprises de Croissance de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique. Cet atelier était animé par Vincent Prêtet d’Aster Capital.

Cliquez ICI pour voir le replay !

Préparer et réussir son exit

Avec Victor Douek, CEO de Sellsy, Jean-François Cochy, Partner chez Aquiti, Claire Champion, Associée chez DS Avocats et Jean-Paul Lieux de DOLIST. L’atelier sur l’exit était animé par Valentin Bouilly de Korpdev.

Regardez le replay de cet atelier ICI !

La gouvernance : un levier stratégique pour durer

Avec Stéphanie Hillard, Directrice d’Investissement Innovation de DEMETER, Sandrine Poilpré, Co-fondatrice et DG de Keenat et Jean-Luc Treillou, Co-fondateur d’API Les Supérettes. Ce dernier atelier était animé par Nicolas Bensignor, Entrepreneur et investisseur chez V2L Holding.

Regardez cet atelier en replay ICI !

Le Corner Pré-Seed par Nouvelle-Aquitaine Technopoles

C’était la nouveauté de cette 10e édition : le corner pré-seed Nouvelle-Aquitaine Technopoles. Animé par Yoann Ebrard, start-up manager chez Unitec, ce corner rassemblait 20 start-up early-stage préalablement sélectionnées par les 10 technopoles du territoire. Chacune a pu pitcher devant des Business Angels.

Remise du prix Innovaday

Cette année, c’est Optikan, accompagnée par Bordeaux Technowest qui remporte le prix Innovaday 2025 ! Optikan propose des solutions de contrôle qualité non destructif de pièces manufacturées dans différents secteurs industriels grâce à l’emploi des ondes térahertz.

Les photos d’Innovaday 2025 📷

Après ce teasing de photos dans l’article… Découvrez toutes les photos de l’événement, shootées par Maria Alberola !

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Bernard Magrez Start-up Win : la 6e promotion dévoilée https://unitec.fr/bernard-magrez-start-up-win-la-6e-promotion-devoilee/ Mon, 24 Nov 2025 09:17:55 +0000 https://unitec.fr/?p=43192 Suite à l’appel à candidatures, un jury de sélection constitué d’experts de l’innovation et du secteur vitivinicole, vient de désigner les nouvelles start-up de la promotion 2026. Ces entrepreneurs et entrepreneuses rejoindront l’incubateur Bernard Magrez Start-up Win afin de bénéficier d’un double accompagnement avec UNITEC.

Les start-up lauréates dévoilées lors du Forum d’Investissement Innovaday

La nouvelle promotion PRIMEURS a été dévoilée lors du Forum d’Investissement Innovaday, un levier de croissance et de développement de l’innovation en Nouvelle-Aquitaine, ainsi qu’un facilitateur de rencontres entre start-up et investisseurs.

Clic Recycle

Clic Recycle développe des solutions naturelles innovantes pour régénérer les écosystèmes et renforcer la résilience du vivant. Ses produits brevetés CLIC TERRA et CLIC SEA sont des biomatériaux conçus à partir de cheveux humains, de fibres végétales et de chanvre, qui restaurent la fertilité des sols, réduisent l’usage de l’eau, des plastiques et des produits chimiques, et favorisent la biodiversité. Combinés à des capteurs, (IoT, IA et blockchain), ils accompagnent les viticulteurs, les filières agricoles et les collectivités dans leur transition vers des pratiques régénératives et circulaires, en mesurant des données agronomiques et environnementales.

BottleFlow

BottleFlow est une plateforme SaaS basée sur l’intelligence artificielle qui automatise la conformité et la logistique des exportations de vins et spiritueux vers les États-Unis. Elle génère les documents réglementaires (FDA, TTB, COLA), connecte producteurs et distributeurs, et simplifie la vente directe B2B ou B2C. Véritable guichet unique multilingue, BottleFlow sécurise et accélère l’accès des marques européennes au marché américain du vin et des spiritueux.

Vitidrone

Vitidrone révolutionne la surveillance des vignobles grâce à l’alliance des drones autonomes et de l’intelligence artificielle. Sa technologie d’imagerie multispectrale détecte précocement maladies, carences et ravageurs, permettant de réduire les intrants et d’optimiser les traitements. En offrant une cartographie dynamique et un suivi précis pied par pied, Vitidrone aide les viticulteurs à piloter leurs exploitations vers une viticulture plus durable, résiliente et performante.

Nasdrow

Nasdrow réinvente la convivialité avec une gamme de cocktails sans alcool premium, naturels et équilibrés, conçus entre Bordeaux et Montréal. Lauréate d’une médaille d’or aux World Alcohol-Free Awards 2025, la marque associe savoir-faire français et inspiration internationale pour offrir une alternative raffinée et responsable. Portée par une équipe indépendante, Nasdrow s’impose comme une référence du sans-alcool haut de gamme en Europe et en Amérique du Nord.

Bloom

Bloom évalue le potentiel œnotouristique des domaines viticoles grâce à la data et à l’analyse de leur environnement. L’outil calcule la fréquentation possible d’un site selon sa localisation, son offre et ses moyens, et aide à piloter la stratégie de communication et de développement. En offrant une vision claire et chiffrée du marché, Bloom permet aux acteurs du vin et du tourisme de mieux cibler leurs investissements et d’optimiser leur croissance. Développé par l’agence Collector, experte en communication et valorisation de territoires viticoles.

Ma Petite Carafe

Ma petite Carafe réinvente le service du vin au verre avec un équipement breveté, connecté et écoresponsable, 100 % fabriqué en France. Compatible avec les formats Bag-in-Box, la machine permet de servir trois vins, chacun à sa température idéale, d’un simple clic. Pensée pour les professionnels du CHR et de l’événementiel, Ma Petite Carafe associe innovation, précision et convivialité pour offrir un service du vin à la fois parfait et durable.

Novobiome

Novobiome est une deeptech à la croisée de la biologie et de l’intelligence artificielle. Elle développe des modèles d’intestin humain in vitro à partir de cellules souches, offrant une alternative éthique et prédictive aux tests sur les animaux pour la pharma et l’agroalimentaire. L’entreprise explore ainsi le potentiel des polyphénols du vin et leur métabolisation par des bactéries intestinales, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’ingrédients et de traitements personnalisés, mais aussi de nouvelles perspectives de valorisation des co-produits viticoles comme le marc de raisin.

MyLevain® Agro

MyLevain® Agro met la puissance du levain au service des sols agricoles et viticoles. Issu d’un levain panaire biologique d’exception, son biostimulant naturel régénère la vie microbienne des sols, stimule l’enracinement, améliore la rétention d’eau et renforce les défenses naturelles des plantes face aux stress et aux attaques extérieures. Grâce à la richesse de ses métabolites actifs et à une synergie unique de bactéries lactiques et de levures, MyLevain® Agro agit à la fois comme un biostimulant naturel et un potentiel agent de biocontrôle, contribuant à restaurer l’équilibre biologique du sol et l’immunité du végétal. Compatible avec les démarches bio et agroécologiques, MyLevain® Agro accompagne les viticulteurs vers une agriculture vivante, circulaire et durable, où la qualité du sol devient la clé de la qualité du vin.

IzyDeal

IzyDeal digitalise la distribution des vins, bières et spiritueux en connectant producteurs, agents et commerçants sur une même plateforme. Véritable maison de distribution en ligne, elle centralise les ventes, la logistique et la facturation pour simplifier les échanges entre indépendants. En fluidifiant la chaîne commerciale et en valorisant les savoir-faire artisanaux, IzyDeal permet à chaque acteur de se concentrer sur son cœur de métier tout en dynamisant la filière des terroirs.

Lumireur

Lumireur améliore le contrôle visuel du vin grâce à un système lumineux compact qui se fixe directement sur le mireur. Conçu pour les environnements sombres et humides, il éclaire la zone d’observation avec précision, sans reflets ni ombres. Les mains restent libres, le geste est fluide et sûr. Développé et testé dans plusieurs châteaux, Lumireur simplifie le travail des équipes de chai et ouvre la voie à de nouvelles applications dans le contrôle visuel des liquides.

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Customer care, quand l’intelligence artificielle réinvente la relation client (1/2) https://unitec.fr/customer-care-quand-lintelligence-artificielle-reinvente-la-relation-client-1-2/ Thu, 09 Oct 2025 12:20:23 +0000 https://unitec.fr/?p=42952 La relation client, longtemps cantonnée à une fonction de soutien logistique ou de gestion des réclamations, est aujourd’hui au cœur des stratégies d’expérience et de fidélisation des entreprises. Dans un environnement concurrentiel exacerbé et digitalisé, où l’instantanéité est devenue la norme et l’attention un bien rare, les entreprises n’ont d’autre choix que d’adopter une posture proactive, personnalisée et émotionnellement engageante envers leurs clients.

C’est dans ce contexte que la notion de customer care a émergé comme un concept structurant. Plus qu’un simple service client, le customer care désigne l’ensemble des actions mises en place pour prendre soin du client avant, pendant et après l’acte d’achat. Il s’agit d’un engagement qualitatif et durable : offrir des réponses efficaces, créer un lien de confiance, anticiper les besoins et, surtout, faire en sorte que chaque interaction renforce la relation plutôt que de l’éroder. Contrairement au CRM (Customer Relationship Management), qui centralise les données pour les exploiter, ou à la Customer Experience (CX), qui évalue la qualité des parcours, le customer care inclut des aspects relationnels, émotionnels et proactifs : écoute, accompagnement personnalisé, réassurance, anticipation des besoins. Son objectif : instaurer une relation de confiance durable.

Aujourd’hui, l’irruption de l’intelligence artificielle bouleverse profondément cette dynamique. chatbots, agents conversationnels, analyse prédictive, génération de réponses automatisées, traitement automatique du langage naturel (NLP) : autant de briques technologiques qui permettent aux entreprises de traiter plus rapidement, à moindre coût, et parfois avec une précision diabolique, des volumes croissants de demandes. L’IA promet de réconcilier efficacité opérationnelle et exigence relationnelle. Mais cette promesse n’est pas sans conditions, ni sans effets secondaires.

Derrière l’automatisation des réponses se profilent des enjeux majeurs : la qualité réelle de la compréhension contextuelle, l’impact sur les métiers du support, les limites éthiques des algorithmes, et la question cruciale de l’acceptabilité par les clients eux-mêmes. L’IA peut-elle réellement “prendre soin” ? Jusqu’où peut-elle simuler l’écoute, l’empathie, le discernement ? Et surtout, à quelles conditions peut-elle être intégrée sans trahir l’essence même du care ?

Cette note de veille propose d’examiner les mutations du customer care à l’ère de l’intelligence artificielle, en trois temps : la transformation de ses usages et outils, les limites observées ou latentes de l’IA dans ce domaine, et les perspectives d’un modèle hybride où humains et algorithmes co-construisent une nouvelle forme de relation client – augmentée, mais non désincarnée.


Unitec x Les Echos Judiciaires Girondins

Tous les deux mois retrouvez « La veille techno » : la note de veille Unitec version courte qui mettra en avant une start-up accompagnée ! Ce mois-ci, notre #PépiteUnitec Klark est à l’honneur.


I. Historique de la relation-client

Depuis les premiers échanges entre les êtres humains, les notions de confiance et de satisfaction ont façonné les relations commerciales. Les marchands de la Grèce antique ou de la Rome impériale savaient qu’un bon accueil incitait les clients à revenir, actant les prémices d’une culture service-client.

Avec la Révolution industrielle, la production de masse a entraîné une complexification sans précédent du commerce et l’émergence du capitalisme concurrentiel a obligé les producteurs (de biens ou de services) à tenir compte de la satisfaction de leurs clients. L’introduction, en 1868, du fameux « satisfait ou remboursé » (par J.R. Watkins qui vendait, en porte-à-porte son fameux liniment contre la douleur) a marqué une première étape officielle de protection et de reconnaissance des besoins du client. L’invention du téléphone en 1876 par Alexander Graham Bell a révolutionné la communication entre l’entreprise et le consommateur, rendant possible une assistance instantanée sans déplacement. Puis vint le tour des standards et des centres d’appels (années 1960) illustrant la montée en puissance d’un modèle organisé autour des échanges avec les clients.

Un nouveau virage s’est produit avec l’arrivée d’internet dans les années 1990. Les entreprises ont intégré de nouveaux outils, virtuels, pour échanger avec leurs clients. Ces derniers peuvent maintenant solliciter directement des représentants des entreprises depuis n’importe quel point du monde. Ces outils sont aujourd’hui passés dans l’usage quotidien des clients et des entreprises : courriel, chat, CRM (Customer Relationship Management), etc.

Avec l’avènement d’Internet et des réseaux sociaux dans les années 2000 et 2010, les points de contact entre entreprises et clients se multiplient. Les clients attendent une réponse rapide et cohérente, quel que soit le canal utilisé (email, chat, réseaux sociaux, etc.). Le customer care évolue vers une approche omnicanale, intégrant tous les points de contact pour offrir une expérience client fluide et homogène. L’intégration récente de l’intelligence artificielle et de l’automatisation transforme profondément le customer care. Les chatbots, assistants virtuels et autres outils d’IA permettent de gérer un volume croissant de demandes tout en offrant des réponses personnalisées. Par ailleurs, l’analyse prédictive et le traitement du langage naturel améliorent la compréhension des besoins clients, renforçant ainsi la qualité du service.

II. Mutation du customer care : entre attentes client et sophistication technologique

1. Des attentes clients en constante évolution

À l’ère numérique, les consommateurs sont de plus en plus exigeants. Ils attendent des réponses instantanées, des interactions personnalisées et une disponibilité 24/7. Cette évolution est largement influencée par des géants du numérique comme Amazon ou Netflix, qui ont redéfini les standards de l’expérience client. Selon une étude de Medallia, 61 % des consommateurs sont prêts à dépenser davantage auprès d’une entreprise offrant une expérience personnalisée, et 82% affirment que ces expériences influencent leur choix de marque au moins la moitié du temps. De plus, les clients comparent désormais leurs expériences non plus uniquement entre concurrents directs, mais avec les meilleures interactions vécues, tous secteurs confondus. Cette « ubérisation » des attentes impose aux entreprises de repenser leur approche du customer care.

2. L’essor de l’omnicanal et de la personnalisation

Pour répondre à ces nouvelles attentes, les entreprises adoptent des stratégies omnicanales, intégrant divers points de contact tels que les sites web, les applications mobiles, les réseaux sociaux, les chats en direct et les centres d’appels. L’objectif est d’offrir une expérience client fluide et cohérente, quel que soit le canal utilisé. Salesforce souligne l’importance de la personnalisation omnicanale, permettant aux entreprises de créer des relations plus solides et de fidéliser davantage leurs clients.

La personnalisation est devenue un vecteur clé de fidélisation dans les stratégies de customer care. Loin de se limiter à un prénom dans un courriel ou à une segmentation grossière, elle s’appuie désormais sur l’exploitation fine des données comportementales : historique de navigation, fréquence d’achat, moments d’entrée en contact avec le support, temps de réponse souhaité, tonalité du discours, etc. L’IA permet aujourd’hui d’analyser ces signaux faibles pour construire un profil client dynamique, capable d’orienter en temps réel les réponses, le ton et le canal de communication les plus pertinents. Ainsi, un client habitué à interagir via WhatsApp en fin de journée recevra spontanément un message sur ce canal, au bon moment, avec une solution anticipée à son besoin récurrent.

Ce type de personnalisation s’apparente à une relation client prédictive. Elle permet d’identifier un problème avant qu’il ne soit exprimé ou de proposer un produit complémentaire pertinent sans paraître intrusif. Par exemple, une entreprise de e-commerce pourra proposer un échange proactif si un client consulte plusieurs fois la FAQ sans initier de démarche.

Cette ultra personnalisation basée sur les algorithmes permet d’augmenter le taux de satisfaction des clients, de renforcer les liens de confiance entre les entreprises et leurs clients mais également d’augmenter le taux de conversion des demandes de support en opportunités commerciales. Selon Salesforce, 73 % des clients s’attendent à ce que les entreprises comprennent leurs besoins personnels, et 62 % considèrent qu’une expérience personnalisée augmente leur fidélité à la marque.

Cependant, cette puissance nécessite un cadre éthique solide : transparence sur l’usage des données, consentement explicite, et garde-fous contre les effets intrusifs ou manipulateurs. C’est à ce prix que la personnalisation cessera d’être perçue comme une surveillance et deviendra une véritable marque de soin relationnel.

3. Le customer care et le respect de l’utilisateur

Cette capacité à personnaliser radicalement l’expérience client soulève des questions éthiques fondamentales. La frontière entre service pertinent et surveillance intrusive peut être jugée trop fine par les utilisateurs. Lorsque les clients perçoivent que l’entreprise anticipe leurs besoins avec trop de précision, sans qu’ils aient eu conscience d’avoir fourni cette information, un sentiment de méfiance peut apparaître avec un effet contre-productif : perte de confiance, sentiment de manipulation jusqu’au rejet de l’interaction. Pour éviter cet écueil, les entreprises doivent s’appuyer sur un cadre éthique structuré, autour de trois notions :

  • La transparence sur l’usage des données

Il s’agit d’expliquer clairement quelles données sont collectées, comment elles sont utilisées et dans quel but. Cette transparence doit être lisible, non dissimulée dans des conditions générales illisibles. Elle est aujourd’hui une exigence normative mais aussi une condition de confiance relationnelle.

  • Consentement éclairé et explicite

L’utilisation des données à des fins de personnalisation doit s’accompagner d’un consentement réel, non biaisé par le design (dark patterns). Ce consentement peut évoluer : l’utilisateur doit pouvoir le retirer ou le restreindre à tout moment. Ce principe est renforcé par le RGPD et les futures obligations du règlement IA européen (AI Act).

  • Limiter les effets manipulateurs ou intrusifs

L’IA permet des formes de nudging sophistiquées. Les entreprises doivent veiller à ce que ces mécanismes n’exercent pas une influence excessive ou perçue comme invasive. Personnaliser ne doit pas conduire à exploiter les biais cognitifs du client, mais à mieux le servir.

En respectant ces garde-fous, la personnalisation devient une preuve d’attention, et non une ingérence. Elle s’inscrit alors dans une logique de care sincère, où la technologie n’est pas un outil de contrôle, mais un vecteur de proximité éthique.

4. L’intégration de l’IA dans le customer care

L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle croissant dans la transformation du customer care. Elle permet d’automatiser les tâches répétitives, d’analyser les sentiments des clients et de fournir des réponses instantanées. Par exemple, les chatbots alimentés par le traitement du langage naturel (NLP) peuvent comprendre et répondre aux requêtes des clients de manière naturelle et contextuelle.

Des entreprises comme Verizon ont intégré l’IA pour améliorer leur service client. En collaborant avec Google, Verizon a lancé un assistant IA capable de gérer des tâches telles que la gestion des mises à niveau, les questions de facturation et la recherche d’économies. Cet assistant IA vise à traiter efficacement les problèmes courants, tout en transférant les cas plus complexes à des agents humains lorsque nécessaire. theverge.com

L’IA permet également une personnalisation accrue. En analysant les données des clients, elle peut anticiper leurs besoins et leur proposer des solutions sur mesure. Cette capacité à offrir une expérience client proactive et personnalisée est un atout majeur pour les entreprises.

Pour lire la 2ème partie de cette note, cliquez sur l’image ci-dessous.

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Customer care, quand l’intelligence artificielle réinvente la relation client (2/2) https://unitec.fr/customer-care-quand-lintelligence-artificielle-reinvente-la-relation-client-2-2/ Thu, 09 Oct 2025 12:19:31 +0000 https://unitec.fr/?p=42954 IV. Vers un customer care hybride et responsable

Ne nous y trompons pas, l’introduction de l’intelligence artificielle dans la relation client ne signe pas la disparition du facteur humain ; elle ouvre au contraire la voie à une collaboration stratégique entre l’homme et la machine. Dans un contexte où les attentes clients se font plus pressantes et où le passage à l’échelle des services devient vital, le modèle le plus efficace est celui du customer care hybride : automatiser ce qui peut l’être, tout en renforçant l’intervention humaine là où elle apporte une valeur ajoutée décisive.

L’IA comme levier d’efficacité

Les capacités de l’IA à absorber des volumes massifs de demandes, à traiter des requêtes simples et à analyser des intentions textuelles sont aujourd’hui bien établies. Grâce au traitement automatique du langage (NLP), à l’apprentissage supervisé et à l’analyse des sentiments, elle permet de gérer des interactions basiques en quasi-autonomie. Chatbots, outils de routage intelligent des tickets ou encore suggestions de réponses en temps réel font désormais partie de l’arsenal de nombreuses équipes support.

Par exemple, Amazon utilise des assistants IA pour résoudre des demandes standards (statuts de livraison, gestion des retours), libérant ainsi les agents pour des interactions complexes. Zendesk, de son côté, propose une plateforme combinant IA conversationnelle et outils de supervision humaine pour améliorer les temps de réponse sans sacrifier la qualité.

Ce type d’automatisation permet de réduire les coûts opérationnels, accélérer les temps de traitement et absorber les pics de demande sans multiplier les effectifs. L’IA devient ainsi une interface de premier niveau, efficace, disponible en continu et capable d’orienter les demandes selon leur complexité.

L’humain pour la profondeur relationnelle

Pour autant, les limites cognitives et émotionnelles des systèmes IA demeurent : compréhension imparfaite du contexte, faible gestion des émotions, difficultés à interpréter le non-verbal ou les intentions implicites. C’est là qu’intervient la valeur humaine.

Les agents humains restent indispensables pour traiter les demandes à forte charge émotionnelle, les situations critiques ou conflictuelles, les cas multi-facteurs ou encore les décisions engageant une responsabilité morale. Leur capacité à faire preuve d’empathie, à rassurer et à contextualiser les réponses est un différenciateur puissant. Une étude relayée par Unite.ai indique que 77 % des consommateurs estiment qu’un humain les comprend mieux qu’un chatbot (unite.ai).

Le défi n’est donc pas de choisir entre IA ou humain, mais de combiner intelligemment les deux, dans une logique de co-pilotage : laisser l’IA initier l’échange, et permettre une escalade fluide vers un agent lorsque cela est nécessaire.

Une gouvernance responsable de l’IA

La réussite de ce modèle hybride repose sur une gouvernance éthique et transparente. Cela implique :

De former les agents à la supervision des IA, pour éviter leur fatigue cognitive et renforcer leur pouvoir d’action ;

D’informer clairement les clients lorsqu’ils interagissent avec une machine ;

D’auditer régulièrement les algorithmes pour détecter d’éventuels biais ;

De protéger les données personnelles, conformément au RGPD et aux futures obligations de l’AI Act européen.

Des initiatives comme le RIA31, référentiel français pour une IA de confiance, offrent des lignes directrices concrètes pour une intégration responsable de ces technologies (ref-ia.isit-europe.org).

V. Taille du marché et prévisions

Le marché mondial de l’IA dans le service client est estimé à 11 milliards de dollars en 2026, avec un taux de croissance annuel de 24,4% entre 2021 et 2026. De son côté, le marché des chatbots, segment clé du service client IA, devrait atteindre 9 milliards de dollars en 2025 et 47 milliards en 2030. « Aujourd’hui, plus de 987 millions de personnes utilisent des chatbots d’IA et 82 % des consommateurs préfèrent interagir avec un chatbot plutôt que d’attendre un représentant humain, un chiffre en hausse de 20 % par rapport à 2022. »

De côté des entreprises, en 2025, 85% d’entre elles déclarent utiliser des agents IA pour la relation client alors qu’elles n’étaient qu’à peine 10% en 2023 ! Cependant, seulement 1 % des dirigeants estiment que leur entreprise maîtrise pleinement les capacités offertes par l’IA. Autre donnée intéressante, 77% des dirigeants d’entreprises françaises anticipent un impact positif de l’IA sur la satisfaction client ce qui explique que 51% des entreprises françaises explorent la possibilité de lancer des solutions IA et que 8% ont mis en place des preuves de concept.

En termes de répartition géographique du marché, l’Amérique du Nord détenait, en 2023, 40% de la part de marché de l’IA dans le service client, suivie de l’Europe (30%) et l’Asie (20%). Cette dernière région est celle à la croissance la plus rapide, stimulée par l’adoption croissante en Chine, en Inde et au Japon.

Face aux défis croissants du service client – réduction des coûts, hausse des volumes de demandes, exigence accrue de personnalisation – de nombreuses entreprises se tournent vers des solutions d’intelligence artificielle pour automatiser une partie de la relation client. C’est dans ce contexte qu’émerge Klark, une jeune start-up accompagnée par Unitec qui propose une approche qui, plutôt que de substituer l’humain à la machine, mise sur une IA conçue pour assister les agents, non pour les remplacer.

L’IA au service des échanges écrits asynchrones

La promesse de Klark repose sur une technologie appliquée aux échanges écrits asynchrones (mails, formulaires) : l’IA génère des brouillons de réponses contextualisés, tenant compte des processus internes, de la tonalité de marque et de l’historique client. Contrairement aux approches classiques fondées sur des arborescences de décision ou la détection de mots-clés, Klark utilise un système basé sur la détection d’intentions et l’apprentissage continu des pratiques réelles des agents. Résultat : des réponses mieux calibrées, plus précises, et une réduction significative du temps passé sur les tâches répétitives. L’entreprise revendique ainsi jusqu’à 40 % de gains de productivité et une amélioration de 15 points du score de satisfaction client (CSAT) chez ses clients.

Page d’accueil du site web de Klark.ai

L’IA par l’humain, pour l’humain

Mais c’est surtout par sa philosophie que Klark se distingue. Là où certains concurrents – notamment américains – misent sur une automatisation totale (avec le risque de heurter les agents et de dégrader la qualité du service), Klark revendique une posture « IA au service de l’humain ». Loin d’être perçu comme une menace, l’outil est majoritairement adopté comme un soutien utile et valorisant, qui libère du temps pour les interactions à plus forte valeur ajoutée. Les résultats constatés parlent d’eux-mêmes : hausse du taux de décroché téléphonique de 88 à 96 % ou résolution d’erreurs linguistiques grâce à la détection automatique de la langue.

Klark : l’IA comme plug-in agile et évolutif

L’intégration de Klark dans les environnements de travail est rapide et fluide : plug-in disponible pour les principaux CRM (Zendesk, Salesforce, Freshdesk), déploiement possible en deux heures, calibrage léger à partir d’un historique de six mois. La solution est également conçue pour être agnostique aux modèles IA utilisés, ce qui lui permet de rester technologiquement agile et évolutive. À terme, l’entreprise ambitionne d’enrichir sa plateforme pour remplacer certains outils CRM traditionnels, tout en poursuivant sa logique d’assistance plutôt que de substitution.

Présente en France et déjà implantée à l’international (15 % de sa clientèle), Klark prévoit une expansion en Europe et aux États-Unis. Dans un paysage technologique parfois dominé par des logiques de rentabilité brute au détriment du facteur humain, Klark trace une voie alternative : celle d’une technologie collaborative, au service de la performance, mais aussi du bien-être au travail.

  • Comment Klark équilibre automatisation et interaction humaine dans le service client ?

Chez Klark, nous croyons que l’IA doit servir l’humain, et non l’inverse. Nicolas, l’un de mes associés, a passé 15 ans dans les services clients. Son expérience est claire : l’opérateur est au cœur de la relation. Quand on lui donne le temps et les moyens, il trouve toujours la bonne solution.

Notre mission est donc simple : confier à l’IA les tâches répétitives et laisser aux humains celles à “chaleur ajoutée”. Et si une marque souhaite automatiser une partie de son flux, nous savons le faire — à condition que ce soit cohérent avec sa stratégie.

Notre force, c’est aussi l’adoption : Klark s’installe en 5 minutes et s’utilise sans formation. Deux années de travail de design et de technologie ont été consacrées à rendre simple ce qui est, en arrière-plan, très complexe. C’est ça, notre vision du copilote. Et si nous nous appelons Klark, c’est en hommage à Clark Kent : nous offrons une cape de super-héros aux agents du service client.

  • Que vous apportent des structures locales comme UNITEC dans le développement de vos solutions ?

Unitec, c’est bien plus qu’un incubateur : c’est un partenaire de confiance. Leur accompagnement nous a permis d’être présents dans les salons et événements qui comptent, de rencontrer les bonnes personnes et d’avancer plus vite. Leur force ? Être un excellent relais, toujours capable de trouver quelqu’un qui a déjà surmonté la même difficulté.

« Nous sommes la moyenne des gens que nous fréquentons », et avec Unitec cette moyenne nous nous tire véritablement vers le haut. Dans un métier où tout va très vite, avoir ce type de relais en local est essentiel. Cela nous rappelle que Klark est né à Bordeaux, mais avec une ambition qui dépasse largement nos frontières.

  • Quels sont vos projets d’évolution pour étendre l’intégration de Klark à d’autres services ?

Notre conviction est simple : lorsqu’une formule fonctionne, il faut la déployer à grande échelle. Aujourd’hui, Klark est devenu un acteur incontournable du retail et de l’e-commerce en France. Demain, notre ambition est de répéter ce succès en Europe en devenant leader de l’IA au bénéfice du service client. Et déjà, notre approche séduit, bien au-delà du retail : fintech, assurtech, plateformes C2C, … Dès qu’une équipe doit allier réactivité et sens du service, Klark trouve sa place.

Pour lire la 1ère partie de cette note, cliquez sur l’image ci-dessous.

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Start-up Day 2025 : retour sur une journée dédiée aux start-up https://unitec.fr/start-up-day-2025-retour-sur-une-journee-dediee-aux-start-up/ Fri, 27 Jun 2025 13:36:07 +0000 https://unitec.fr/?p=42797 Ce jeudi 26 juin 2025, l’écosystème tech et innovation de Nouvelle-Aquitaine s’était donné rendez-vous à l’Hôtel de Région de Bordeaux pour une nouvelle édition du Start-up Day d’Unitec. Une journée placée sous le signe de la rencontre, du partage et de l’ambition.

67 start-up exposantes, 300 visiteurs et une belle dynamique

Lors de l’événement, 67 start-up accompagnées par Unitec ont présenté leurs solutions sur des stands répartis en 3 thématiques : numérique, sciences de la vie et sciences de l’ingénieur. Nos incubateurs thématiques avaient également leur corner dédié : Bordeaux Care Lab, l’incubateur santé lancé avec nos partenaires le CHU de Bordeaux et Allis-NA, Impulsion, initié par ADI Nouvelle-Aquitaine, Nouvelle-Aquitaine Technopoles et le CROS, ainsi que l’incubateur Bernard Magrez Start-up Win.

Tout au long de la journée, plus de 300 visiteurs professionnels dont des investisseurs, partenaires et collectivités, sont venus découvrir les talents émergents, pour créer des connexions, et initier des collaborations futures.

🚀 Plus de 272 rendez-vous business ont été organisés entre start-up et décideurs, preuve de la pertinence du format et de l’intérêt concret porté à ces jeunes pousses innovantes.

Unitec Awards 2025 : les lauréats

Cette année encore, Unitec et ses partenaires ont récompensés une start-up par catégorie : Levée de fonds, Développement commercial, Deeptech, Néo Terra et Croissance.

Prix Croissance : Klark récompensé par iii-Financement et la BPACA

Klark automatise la réponse pour près de 50 % des demandes clients et augmente l’efficacité des agents avec une IA opérationnelle en quelques jours, sans changer d’outil. La start-up a été récompensée pour sa performance économique et son impact concret sur l’emploi.

Prix Développement commercial : B2G récompensé par InExtenso, La Direction et le CIC Sud Ouest

B2G développe et fabrique des réducteurs de vitesse pour le secteur du rétrofit de véhicules. Elle a reçu le prix du Développement commercial pour son succès auprès des industriels.

Prix Levée de fonds : Keysom récompensé par Deixis, Cie Fiduciaire et DS Avocats

Keysom conçoit et commercialise des architectures processeur innovantes à destination des acteurs du semi-conducteur. Keysom est lauréat suite à sa levée de fonds de 4M€ pour accélérer la commercialisation à l’internationale.

Prix Deeptech : Doxanano récompensé par Bignon Lebray , Finalli et Aquinov

Doxanano développe une nouvelle catégorie de nanomédicaments (les DXN) pour repousser les limites de la chimiothérapie. Elle remporte le prix Deeptech pour son innovation dans le secteur de la santé.

Edonia : prix Néo Terra, récompensé par la Région Nouvelle-Aquitaine

Edonia fabrique des ingrédients alimentaires riches en protéines et en fer à partir de micro-algues. Elle a été récompensée pour son projet à fort impact environnemental.

Un événement soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine

Nous remercions chaleureusement la Région Nouvelle-Aquitaine pour son accueil à l’Hôtel de Région, ainsi que tous nos partenaires et invités pour leur présence et leur engagement.

Merci à toutes les start-up présentes, à nos intervenants, et à l’ensemble de la communauté Unitec pour cette édition riche en connexions et en perspectives.

📸 Découvrez la galerie photos de l’événement, réalisée par notre super photographe Maria Alberola.

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