Visées https://visees.ca/ Mon, 17 Nov 2025 16:44:50 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://visees.ca/wp-content/uploads/2024/05/favicon-1-150x150.png Visées https://visees.ca/ 32 32 Diversification d’entreprise au Québec : stratégies pour accroître la rentabilité et le développement https://visees.ca/diversification-entreprise-quebec-strategies-rentabilite-developpement/ Mon, 17 Nov 2025 16:18:49 +0000 https://visees.ca/?p=14219 17/11/25 : La diversification est une stratégie utilisée par les entreprises afin d’éviter une dépendance excessive à une seule source de revenus, d’approvisionnement ou à tout autre facteur externe...

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Dans un contexte économique en constante évolution, la diversification offre aux entreprises un moyen simple et efficace de limiter les risques et de saisir de nouvelles occasions de croissance. Qu’elle soit géographique, sectorielle ou liée à l’offre, elle permet d’améliorer la rentabilité tout en renforçant la résilience. Voici un aperçu des principales formes de diversification et des outils pour bien amorcer cette démarche.

La diversification est une stratégie utilisée par les entreprises afin d’éviter une dépendance excessive à une seule source de revenus, d’approvisionnement ou à tout autre facteur externe.

Selon la situation, cette approche permet non seulement d’accroître la rentabilité d’une entreprise, mais aussi de capter de nouvelles opportunités. De plus, elle renforce l’agilité de l’entreprise face aux évolutions du marché.

Les principaux types de stratégie de diversification pour les entreprises québécoises

Prenons l’exemple d’un entrepreneur qui vend actuellement des meubles dans un petit magasin à Montréal.

Diversification géographique : étendre son marché au-delà du Québec

Il peut décider d’ouvrir un autre magasin dans une nouvelle ville ou de rendre ses produits accessibles en ligne, afin de les exporter vers différentes régions ou pays.

Diversification de produits et services : élargir l’offre pour maximiser la rentabilité services

Il peut décliner ses produits ou services existants en plusieurs gammes pour toucher différentes clientèles ou intégrer de nouvelles offres dans les gammes où il est déjà actif : ajouter une marque ou d’autres modèles dans les marques qu’il présente déjà dans son assortiment etc.

Intégration de la chaîne de valeur : fabrication locale et économie circulaire

En amont, il peut choisir de fabriquer lui-même ses produits en achetant une scierie et en embauchant des ébénistes.
En aval, il peut vendre directement à la clientèle en ligne, sans passer par des intermédiaires. Dans le même ordre d’idées, il pourrait s’entendre avec d’autres entreprises qui pourraient revaloriser les rebus ou chutes de bois de sa production et les intégrer dans la leur, comme pour la fabrication de panneaux en particules de bois. Ainsi, il embrasserait une stratégie d’économie circulaire ou de développement durable.

Exploration de nouveaux secteurs pour assurer la stabilité de l’entreprise

Il peut également ouvrir un autre commerce, par exemple un magasin de jouets en bois ou une entreprise de recyclage de matériaux de bois, afin d’assurer la rentabilité globale si l’une de ses activités venait à rencontrer des difficultés.

Développement d'une offre de services complémentaires pour un développement durable des PME

Enfin, il peut offrir des services complémentaires, tels que l’installation à domicile ou le design d’intérieur, pour mieux accompagner sa clientèle et enrichir son offre.

Plan d’action pour une diversification réussie dans les entreprises québécoises

Avant de se lancer, il est essentiel de bien connaître son entreprise, le marché dans lequel elle évolue et les opportunités qu’il présente.

Utiliser la matrice Ansoff et l’analyse FFOM pour guider la diversification

L’analyse FFOM constitue une première étape incontournable. Elle permet d’avoir une vision globale et lucide de la situation de l’entreprise. En identifiant ses forces (ex. : notoriété, savoir-faire, ressources clés) et ses faiblesses (ex. : dépendance à un seul fournisseur, manque d’innovation), l’organisation peut cerner les leviers internes sur lesquels agir. Les opportunités et menaces, quant à elles, révèlent les dynamiques externes du marché : nouvelles tendances, évolution des besoins clients, pressions concurrentielles ou réglementaires.

Analyse FFOM
Analyse FFOM
Forces Faiblesses
Opportunités Menaces

La matrice d’Ansoff, souvent utilisée en complément, aide à visualiser les différentes trajectoires possibles de croissance :

  • Pénétration de marché (vendre plus sur le marché existant),
  • Développement de produits (innover au sein d’une offre existante),
  • Développement de marché (cibler de nouveaux territoires ou segments),
  • Diversification (lancer de nouveaux produits sur de nouveaux marchés).
    Ces outils combinés guident les dirigeants dans le choix d’une diversification cohérente avec leur structure, leur capacité d’investissement et leurs objectifs à long terme.

Identifier les opportunités avec la matrice BCG

La matrice BCG (Boston Consulting Group) aide quant à elle à identifier le type de diversification pertinent, en classant les nouvelles activités selon leur potentiel. Elle repose sur deux critères : la part de marché relative et la croissance du marché. En croisant ces données, les activités ou produits sont répartis en quatre catégories :

  • Les “vedettes” : produits à forte part de marché sur un secteur en croissance. Ils nécessitent des investissements, mais garantissent un bon retour.
  • Les “vaches à lait” : produits stables et rentables qui financent les autres activités.
  • Les “dilemmes” : produits à faible part de marché sur un marché en expansion, qui exigent une décision stratégique claire (investir ou abandonner).
  • Les “poids morts” : produits peu rentables sur un marché en déclin.
    Cet outil permet à l’entreprise de prioriser ses investissements et de sélectionner les axes de diversification à fort potentiel, en évitant de disperser ses ressources sur des projets non stratégiques.

Planifier la mise en œuvre pour assurer la rentabilité et la compétitivité

Finalement, il est primordial de planifier de manière détaillée et progressive la mise en œuvre de la stratégie de diversification pour en assurer le succès.

Une diversification réussie repose sur une planification rigoureuse, structurée en plusieurs étapes :

  1. Analyse de faisabilité : évaluer les besoins en ressources, compétences et financement.
  2. Prototypage et test : lancer des projets pilotes à petite échelle pour mesurer la réaction du marché.
  3. Déploiement progressif : étendre la stratégie de façon contrôlée en ajustant les procédés selon les résultats.
  4. Suivi et évaluation continue : mesurer la performance à l’aide d’indicateurs clairs (marges, part de marché, satisfaction client) et ajuster en conséquence.
    Cette approche progressive réduit les risques, tout en favorisant l’adaptabilité et la maîtrise des coûts. Elle assure aussi une cohérence entre la nouvelle orientation stratégique et les capacités réelles de l’entreprise.

Repenser son organisation pour soutenir la diversification

L’essentiel est de revoir les procédés, outils et méthodes clés de l’entreprise afin de s’assurer qu’ils correspondent à ses nouveaux modèles d’affaires et aux attentes en matière de rentabilité, de compétitivité et de satisfaction de la clientèle.

Cette révision peut être l’occasion d’accélérer divers changements, notamment dans le numérique, la logistique, les procédés de fabrication ou encore les approches de gestion… Et vous ?
Êtes-vous prêt à faire évoluer les pratiques de votre entreprise pour tirer pleinement parti de sa stratégie de diversification ?

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Comment le Québec propulse sa transition énergétique grâce aux technologies propres https://visees.ca/transition-energetique-quebec-technologies-propres/ Fri, 24 Oct 2025 19:32:56 +0000 https://visees.ca/?p=13952 24/10/25 : Le Québec mise sur les technologies propres pour redéfinir son modèle économique. Lisez-en plus pour découvrir comment !

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Au Québec, la révolution verte ne se déroule pas que dans les couloirs des ministères mais sur le terrain : dans les usines qui recyclent leur chaleur, les champs qui captent du carbone, les villes qui repensent leurs réseaux énergétiques. D’un bout à l’autre de la province, chercheurs, entrepreneurs et collectivités réinventent l’économie pour qu’elle soit à la fois propre, durable et… rentable !

Le virage vers une économie verte n’est plus une chimère au Québec, mais une réalité en mouvement. Grâce à un milieu naturel favorable — notamment une production d’électricité renouvelable hors pair — et à des politiques publiques qui placent l’innovation au cœur de la stratégie, la province dessine les contours d’un nouvel âge industriel .

Mais cette transition énergétique au Québec ne relève pas uniquement d’un impératif écologique : elle est devenue un enjeu de compétitivité, de souveraineté technologique et d’attractivité. Dans cet article, découvrez comment le Québec mise sur les technologies propres pour redéfinir son modèle économique — et quels en sont les angles parfois inattendus.

Le virage économique derrière la transition énergétique du Québec

La transition énergétique du Québec est souvent présentée comme une exigence morale ou environnementale. Au Québec, elle se profile avant tout comme un levier industriel et économique. En 2021, le produit intérieur brut du secteur des technologies propres atteignait 20,259 millions de dollars, selon le tableau de bord de l’économie verte du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie .

Cette croissance ne se limite pas à la réduction d’émissions : elle génère des marchés nouveaux en ingénierie, éco-conception, efficacité énergétique et gestion des ressources. Les entreprises pionnières en technologies propres voient déjà leur rentabilité augmenter grâce à l’innovation verte et à un meilleur accès aux chaînes d’approvisionnement internationales.

Cartographier l’écosystème québécois des technologies propres

Le Québec compte un écosystème dense de plus de 400 entreprises actives dans le domaine, pourvoyeuses de près de 80 000 emplois, selon les données d’Écotech Québec. En 2019, 65,4 % des entreprises de 5 employés et plus utilisaient déjà au moins une technologie propre, d’après l’Institut de la statistique du Québec.

Ces grappes industrielles catalysent la collaboration entre recherche, entreprises et capital d’investissement, favorisant une approche systémique de la transition énergétique au Québec.

Les laboratoires de la transition énergétique au Québec

Les technologies propres se déploient sur le terrain grâce à des projets territoriaux pilotes : boucles énergétiques à Victoriaville, valorisation des déchets à Montréal ou électrification du transport collectif à Laval.

Des centres de recherche au cœur de la transition

Le monde académique joue aussi un rôle clé :


CIRAIG (Centre international de référence sur le cycle de vie, l’énergie, l’environnement) forme et accompagne les entreprises dans la mesure d’impact.

IVADO et Nergica développent des technologies d’IA et d’Internet des objets (IoT) pour la gestion énergétique en temps réel (IVADO – Innovation durable, Nergica).

Les partenariats publics-privés permettent de transformer ces innovations en applications industrielles concrètes : énergies renouvelables, procédés de captation du carbone, valorisation des sous-produits.

Les limites et angles morts de la croissance verte

Derrière l’optimisme, plusieurs défis.

  1. La dépendance aux minéraux critiques (lithium, nickel, terres rares) interroge la durabilité réelle de certaines technologies.
  2. Le PIB vert a reculé de 3 % entre 2021 et 2023, selon les données du MEIE .
  3. Les PME restent souvent freinées par le manque de ressources financières et de compétences vertes. Le mémoire prébudgétaire 2025-2026 d’Écotech Québec estime que si les PME atteignaient le niveau des 25 % les plus performantes, cela pourrait hausser le PIB québécois de 5 %.

    La conclusion s’impose : l’élan est là, mais les fonds et la formation manquent pour accélérer la transition énergétique québécoise.

La donnée, boussole de la performance environnementale

Impossible de gérer ce qu’on ne mesure pas. C’est pourquoi la donnée devient la clé de voûte de la performance environnementale. Les entreprises s’appuient de plus en plus sur des outils combinant IA, IoT et tableaux de bord carbone :

• L’IA offre des systèmes capables d’analyser des données et d’optimiser automatiquement les processus (ex. : maintenance prédictive, planification énergétique, optimisation de production).

• L’IoT est un réseau de capteurs et d’appareils connectés transmettant en temps réel des données physiques (température, consommation, émissions, vitesse, etc.) vers des plateformes d’analyse.

• Les tableaux de bord carbone agrègent ces données pour suivre les émissions de GES, modéliser les scénarios de réduction et piloter les actions de décarbonation.

Combinés, ces outils permettent de mesurer, anticiper et réduire l’empreinte environnementale d’une entreprise tout en améliorant la productivité. Cette approche favorise la transparence et attire les investisseurs, sensibles aux obligations de divulgation climatique (normes ISO 14064, taxonomie européenne).

Quant au marché du carbone québécois, lié à la Californie, il constitue aussi un instrument stratégique pour stimuler l’innovation et canaliser les investissements vers les secteurs propres (Ministère de l’Environnement – Marché du carbone). Ce système commun avec la Californie fixe un plafond d’émissions et permet l’échange de droits, créant un prix du carbone qui encourage les entreprises à innover et à investir dans des technologies propres.

Bref, les entreprises capables de relier ces données à leur performance financière deviendront les véritables champions de la transition énergétique au Québec.

L'indépendance économique au cœur de la transition énergétique

La transition énergétique québécoise n’est pas qu’une affaire de bonne conscience : elle devient un enjeu d’indépendance économique. Produire localement des technologies propres, c’est réduire la dépendance envers des chaînes d’approvisionnement étrangères et exporter un savoir-faire québécois. Entre 2015 et 2019, le Québec a capté 27 % du capital-risque “clean tech” canadien, soit plus du quart des investissements du pays (Canadian Climate Institute – Québec Clean Tech Profile).

Cependant, cette souveraineté repose sur un actif clé : la main-d’œuvre. Sans compétences techniques et sans formation continue, la transition énergétique du Québec risque de buter sur un mur. Des programmes comme Visées et Compétences futures contribuent à combler cet écart en soutenant la montée en compétences des travailleurs et des PME.

De la vitrine verte à la colonne vertébrale économique

Le Québec avance vers une économie où la performance environnementale devient synonyme de compétitivité. La cohérence des politiques publiques, la stabilité du financement et la culture d’expérimentation conditionnent le passage de l’intention à l’impact.
Toutefois, la transition énergétique québécoise ne se gagnera pas uniquement dans les grands projets d’électrification ou les laboratoires d’innovation : elle se jouera aussi dans les ateliers, les bureaux et les chantiers des PME.

Comment ces entreprises, souvent limitées en ressources, peuvent-elles tirer leur épingle du jeu, transformer leurs pratiques et profiter de la vague verte pour croître ? Ce sera l’objet du prochain article : à suivre !

Passez à l'action !

Besoin de formations pour faire avancer votre entreprise vers la transition énergétique ?

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Ergonomie et optimisation des postes de travail : préserver le capital humain et améliorer la performance https://visees.ca/ergonomie-et-optimisation-des-postes-de-travail-preserver-le-capital-humain-et-ameliorer-la-performance/ Tue, 14 Oct 2025 14:15:27 +0000 https://visees.ca/?p=13530 14/10/25 : l’importance d’agir sur les processus de travail et l’environnement physique pour réduire les risques et améliorer la qualité de vie au travail est évidente...

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Entrepôt et bureau avec transpalette

Sommaire

Dans différents secteurs – manufacturier, distribution, commerce – les enjeux liés à la pénibilité du travail, aux risques de blessures et à l’inefficacité des espaces de travail sont bien réels. Pour y répondre, l’approche d’amélioration continue et d’optimisation des espaces offre des solutions concrètes et durables. En optimisant les processus, les postes de travail et les environnements physiques, les entreprises peuvent non seulement préserver la santé de leurs employés, mais aussi améliorer leur performance opérationnelle.

Comprendre les risques ergonomiques pour mieux intervenir​

Les troubles musculosquelettiques (TMS), causés par des gestes répétitifs, des postures contraignantes ou le port de charges lourdes, représentent près de 50 % des lésions professionnelles dans le secteur manufacturier québécois, selon la CSST. À l’échelle nationale, ils sont responsables de plus de 30 % des absences pour blessure, selon Statistique Canada.

Ces données soulignent l’importance d’agir sur les processus de travail et l’environnement physique pour réduire les risques et améliorer la qualité de vie au travail.

Les leviers d’optimisation et d’ergonomie pour améliorer les conditions de travail

Optimisation des flux de travail et réduction de la pénibilité

Souvent négligée, l’organisation des zones d’entreposage joue un rôle crucial dans la santé et la sécurité au travail. En appliquant des principes comme le 5S, les entreprises peuvent :

  • Réduire les efforts physiques liés à la manutention.
  • Améliorer la circulation et la visibilité dans les zones de travail.
  • Diminuer les risques de chute, de collision et de désorganisation.

 

Les 5S en un clin d'oeil

Étape Actions clés Indicateurs
Seiri (Trier) Retirer doublons et surplus
Étiqueter à conserver / à sortir
% d’espace libéré
Seiton (Ranger) Emplacements uniques (ABC/FIFO)
Marquage au sol, étiquettes, codes
Temps d’accès
Erreurs de prélèvement
Seisō (Nettoyer) Nettoyage quotidien des allées/postes
Inspection visuelle des rayonnages
Incidents liés à l’encombrement
Seiketsu (Standardiser) Standards visuels simples
Checklists intégrées aux tâches
Taux de conformité aux standards
Shitsuke (Discipliner) Audits courts mensuels
Formation et implication équipe
Score d’audit 5S
Participation aux améliorations

Quant à l’intégration de systèmes de rayonnage ergonomiques et de technologies de gestion d’inventaire (WMS), elle permet également de faciliter l’accès aux matériaux et de réduire les manipulations inutiles.

Ainsi, Yamas Pet Products Inc., distributeur d’articles pour animaux installé à Victoriaville et Saint-Hyacinthe, a optimisé l’agencement et la configuration de son entrepôt. Parmi les améliorations on remarque l’introduction de rayonnages « very narrow aisle » (allées très étroites), et d’autres systèmes de stockage plus compacts qui ont permis de réduire la distance entre les produits et les zones de préparation et d’expédition des commandes, et de diminuer le temps et la distance de déplacement parcourue par les employés.

Automatisation des tâches répétitives

L’introduction de robots collaboratifs (cobots) permet de diminuer la pénibilité de certaines tâches tout en augmentant la productivité. Selon McKinsey Canada, l’automatisation peut réduire la pénibilité de 20 à 25 % et améliorer la productivité de 10 à 15 %.

Ainsi, l’entreprise APN à Québec, fabrique des pièces de précision pour l’aéronautique. Elle a intégré un robot collaboratif UR5 équipé d’une pince Robotiq 2F-85 et d’une caméra intelligente. Ce robot charge et décharge les machines-outils à commande numérique, une tâche répétitive autrefois faite manuellement. Depuis son installation, les machines fonctionnent plus longtemps sans interruption et la production a augmenté d’environ 15 %. L’investissement a été rentabilisé en un an.

Analyse ergonomique et amélioration continue des postes de travail

L’analyse ergonomique des postes (méthodes RULA, REBA) permet d’adapter les équipements aux besoins physiques des employés. Des ajustements simples, comme la hauteur des stations de travail ou l’utilisation de sièges ajustables, peuvent réduire les TMS jusqu’à 40 %, selon le Centre d’ergonomie de l’UQAM.

Les méthodes RULA et REBA

Critère RULA REBA
Objectif Évaluer les postures liées au travail de bureau ou de précision (bras, cou, tronc) Évaluer les postures globales du corps, surtout dans les tâches physiques (manutention, logistique)
Portée Membres supérieurs et posture statique Tout le corps, y compris les jambes et la charge manipulée
Utilisation typique Bureaux, laboratoires, assemblage léger Entrepôts, usines, manutention de charges
Niveau de détail Simple, rapide à appliquer Plus complet mais plus long à réaliser
Résultat Score de risque postural pour plan d’action ergonomique Score global de risque musculosquelettique (faible à très élevé)
Outil conseillé pour Analyse de postes assis ou de précision Analyse de tâches de levage, port ou flexion répétée

Adéquation des équipements de manutention avec les besoins de stockages

Assurer l’adéquation des équipements de manutention avec les besoins de stockage est essentiel pour préserver le capital humain en entreprise. Des outils adaptés réduisent les efforts physiques, limitent les risques de troubles musculosquelettiques et diminuent les accidents de travail. Cette optimisation permet également d’améliorer les conditions de travail, la productivité et le bien-être des opérateurs. Elle passe par une analyse des besoins réels, la prise en compte de l’ergonomie et la formation du personnel. En plaçant l’humain au cœur des choix logistiques, l’entreprise investit dans la performance durable.

Sécurité et prévention : les piliers d’un environnement de travail durable

1. Régulation des rythmes et optimisation des cadences de travail

L’ajustement des cadences de production et l’intégration de pauses régulières permettent de réduire la fatigue et les risques d’épuisement. Des entreprises québécoises ayant adopté cette approche ont observé une réduction des accidents de travail de 20 % sur trois ans.

2. Prévention des risques d’accidents

La mise en place de formations continues, d’audits de sécurité et de technologies comme les arrêts d’urgence automatiques contribue à prévenir les incidents. Certaines entreprises ont constaté une diminution de 15 à 20 % des accidents du travail.

3. Maintenance préventive des équipements industriels

L’entretien régulier des machines, soutenu par des systèmes de gestion de maintenance (GMAO), permet de réduire les pannes de 25 % et d’augmenter la durée de vie des équipements de 30 %, selon Deloitte Canada.

Des exemples inspirants d’entreprises québécoises engagées dans l’amélioration continue

  • Bombardier a réduit les TMS de 35 % grâce à des initiatives d’ergonomie dans ses usines québécoises.
  • L’Oréal Canada a diminué de 25 % les accidents du travail en trois ans grâce à l’automatisation et à la réorganisation des espaces.
  • Hydro-Québec a réduit les incidents de sécurité de 30 % en appliquant des techniques d’amélioration continue.

Des bénéfices concrets pour les employés comme pour l’entreprise

Pour les employé.e.s, un environnement de travail mieux organisé, moins fatigant et plus sécuritaire améliore le bien-être physique et mental, favorise l’engagement et réduit l’absentéisme.

Du côté de l’entreprise, la réduction des accidents et des absences maladie entraîne une baisse des coûts liés à la gestion des ressources humaines. Santé Canada estime qu’un dollar investi dans la santé au travail génère entre quatre et six dollars en économies.

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Semaine du recrutement Programme Visées 2025 https://visees.ca/semaine-recrutement-visees-2025/ Mon, 06 Oct 2025 17:30:40 +0000 https://visees.ca/?p=12978 Vous souhaitez agrandir votre équipe ou accéder à de nouveaux profils qualifiés ? Vous cherchez un emploi ou un nouveau défi professionnel ?

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Semaine de recrutement Visées 2025 : l’événement virtuel pour connecter talents et entreprises au Québec

Du 28 au 31 octobre 2025 – Un rendez-vous 100 % en ligne

Du 28 au 31 octobre 2025
Virtuel
Évènement gratuit

La Semaine de recrutement Visées est un événement virtuel et gratuit organisé par le programme Visées.
Son objectif : créer des rencontres concrètes entre talents à la recherche d’un emploi et entreprises du Québec souhaitant renforcer leurs équipes.
Sur la plateforme PairConnex, l’événement favorise le maillage professionnel, les échanges et les opportunités durables.

Pourquoi participer ?

Pour les personnes en recherche d'emploi

Vous cherchez un emploi ou un nouveau défi professionnel ?
La Semaine de recrutement Visées est faite pour vous.

Vous pourrez :

    • Rencontrer des entreprises qui recrutent activement.

    • Échanger avec des professionnels du recrutement et présenter votre profil.

    • Découvrir des offres d’emploi et formations adaptées à vos compétences.

    • Développer votre réseau professionnel et multiplier vos chances d’embauche.

Pour les entreprises

Vous souhaitez agrandir votre équipe ou accéder à de nouveaux profils qualifiés ?

Participez pour :

  • Recruter des talents motivés et prêts à se former.

  • Valoriser votre marque employeur auprès d’un public ciblé.

  • Diversifier vos candidatures et répondre à vos besoins de main-d’œuvre.

  • Échanger sur les enjeux d’inclusion et de formation avec d’autres acteurs économiques.

Comment ça fonctionne ?

Asset event

Inscription gratuite

  • La participation à l’événement est gratuite, mais requiert une inscription préalable au programme Visées.

Séance de lancement

Présentation des entreprises participantes et des opportunités offertes.

Rencontres ciblées

Entrevues virtuelles entre employeurs et candidats selon la compatibilité des profils.

Programme

Mardi 28 octobre

9h30 à 10h30

Lancement officiel : Recruter autrement, former intelligemment

Découvrez le programme Visées, ses partenaires et les enjeux du marché de l’emploi. 
Présentation de la plateforme, du fonctionnement de la semaine et des opportunités pour les entreprises et les candidat·es. 

Mercredi 29 octobre

12h15 à 12h45

Recruter avec équité – pratiques inclusives à l’honneur 

Discussion sur les leviers d’un recrutement inclusif, les biais à déconstruire et les compétences à valoriser pour une intégration durable. 

Jeudi 30 octobre

12h15 à 12h45

Diversité en emploi – réalités et recommandations  

CITIM, Y des Femmes et PERT partagent leurs expertises terrain sur les défis rencontrés par les groupes sous-représentés et les pistes concrètes pour les recruteur·es. 

Vendredi 31 octobre

12h15 à 12h45

Session de clôture : bilan, chiffres clés et perspectives 

Retour sur les moments forts de la semaine, aperçu des rencontres réalisées, compétences en demande et remerciements. 

À propos du programme Visées

Le programme Visées est une initiative conjointe de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), propulsée par Palette Skills et soutenue par le gouvernement du Canada.

Son ambition :

  • Favoriser l’intégration durable de la main-d’œuvre.

  • Soutenir les entreprises dans le développement de compétences clés.

  • Accompagner les talents face aux transformations du marché du travail.

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Formation professionnelle au Québec : enjeux et réalités pour PME et grandes entreprises https://visees.ca/formation-professionnelle-au-quebec-enjeux-et-realites-pour-pme-et-grandes-entreprises/ Fri, 03 Oct 2025 14:39:50 +0000 https://visees.ca/?p=12267 03/10/25 : La formation professionnelle au Québec n’a pas le même visage dans une PME que dans une grande entreprise...

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Une image coupée en deux qui représente la formation en atelier et la formation en grande entreprise

La formation professionnelle au Québec n’a pas le même visage dans une PME que dans une grande entreprise. Entre manque de temps, budgets serrés ou au contraire programmes maison ultra-structurés, le contraste est saisissant. Décryptage des défis, des atouts et des leviers qui permettent de transformer la formation continue en un véritable avantage compétitif.

Dans un contexte de transformation technologique, de télétravail et de compétences en perpétuelle évolution, la formation n’est plus un luxe mais une nécessité. D’ailleurs, la fameuse Loi du 1 % (ou loi sur les compétences) impose aux entreprises de plus de 2 M$ de masse salariale d’investir dans le développement des talents.
Mais entre une PME manufacturière de Montérégie et une multinationale installée à Montréal, la réalité terrain est radicalement différente…

Investissement en formation : chiffres et tendances

Au Québec, la formation continue se joue avant tout dans les PME. Pas étonnant : elles représentent 98 % du tissu entrepreneurial, loin devant les moyennes (1,7 %) et les grandes entreprises (0,3 %). Ce poids écrasant influence directement l’effort global de formation et explique pourquoi les écarts entre petites et grandes structures sont si marqués.


Et pourtant, les chiffres récents révèlent un paradoxe. Tout le monde place la formation en haut de la liste des priorités, mais les budgets restent figés. Début 2023, plus de la moitié des entreprises prévoyaient de garder leurs dépenses inchangées, une tendance stable depuis plusieurs trimestres. L’envie est bien là, mais la mise en pratique se heurte aux contraintes du quotidien.

Formation continue : des PME limitées

Côté PME, le décor est connu : trésoreries tendues, manque de temps et absence d’équipes RH capables de structurer de vrais parcours de formation. À cela s’ajoute une difficulté majeure : mesurer concrètement le rendement des efforts déployés. Dans ce contexte, les dirigeants privilégient des formations express, ciblées et très opérationnelles, généralement dictées par les urgences du terrain. Résultat : difficile de bâtir une vision pluriannuelle. Le secteur manufacturier illustre parfaitement ce tiraillement permanent entre besoins techniques urgents et moyens limités.

Les stratégies de formation des grandes entreprises au Québec

À l’opposé, les grandes organisations évoluent dans un tout autre univers. Elles s’appuient sur des départements RH structurés, des environnements d’apprentissage internes et des enveloppes budgétaires dédiées. Certaines vont même plus loin avec de véritables écosystèmes de formation : Bell, par exemple, a développé son programme “Bell U” tandis qu’Hydro-Québec déploie des filières d’intégration complètes. Ces initiatives permettent non seulement de mieux planifier l’acquisition de compétences, mais aussi de sécuriser la relève et de renforcer l’attractivité employeur, un atout précieux dans la guerre des talents.

Les défis de la formation continue dans les PME

  • Pour les dirigeants de PME, les obstacles sont clairs :

    • Budget limité : difficile de libérer des employés sans plomber la productivité.
    • Manque de temps : la production quotidienne passe en priorité.
    • ROI flou : l’impact des formations reste difficile à quantifier.

    Un exemple concret : une PME manufacturière en Montérégie qui doit former ses équipes tout en maintenant les cadences. Même avec les aides existantes, l’équation reste complexe.

Formation professionnelle en grande entreprise : atouts et bonnes pratiques

À l’inverse, les grandes structures peuvent :

  • planifier sur plusieurs années grâce à des équipes RH spécialisées,
  • mettre en place des programmes internes de montée en compétences,
  • investir dans des plateformes numériques et des parcours hybrides.

Les banques et télécoms québécois misent beaucoup sur ces modèles, avec des académies internes et une stratégie assumée de formation continue.

Solutions pour les PME : financement, subventions et programme Visées

Reprenons notre exemple de la PME manufacturière en Montérégie. Son casse-tête quotidien ? Former ses équipes tout en maintenant la cadence de production. Un équilibre fragile où chaque heure compte. C’est exactement pour répondre à ce type de défi qu’a été lancé au Québec le programme Visées.

Ce programme ne se limite pas à injecter des fonds, il finance et accompagne concrètement la formation du personnel !

  • Jusqu’à 8 000 $ par personne formée
  • 50 % du salaire couvert pendant la formation
  • Accompagnement gratuit dans le diagnostic des besoins, profils de compétences et évaluation des acquis
  • Plan d’action et recommandations
  • Aide au choix des formations
  • Catalogue de plus de 200 formations ciblées

    Le résultat est clair : l’impact financier des absences liées à la formation s’allège, ce qui permet enfin de mieux jongler entre productivité et développement des compétences.

D’autres options de formations en entreprise

Au-delà de Visées, d’autres leviers existent pour soutenir les plans de formation entreprise Québec :

Enfin, certains centres de formation professionnelle et instituts de formation professionnelle (IFP) proposent des parcours modulaires, allant de la formation professionnelle initiale à la formation supérieure, adaptés aux besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises.

Comment mettre en place un plan de formation en entreprise au Québec ?

  1. Fixer des objectifs : relier la formation aux priorités de l’entreprise (productivité, conformité, innovation).

  2. Choisir le format : atelier en présentiel, formation hybride ou en ligne selon le contexte.

  3. Rechercher les aides financières : explorer les subventions et le programme Visées.

  4. Planifier et suivre : établir un calendrier et évaluer les résultats.

Vers un accès équitable à la formation professionnelle au Québec

Des PME qui jonglent avec les contraintes… Des grandes entreprises qui structurent des parcours complets… Mais au fond, toutes partagent le même objectif : rester compétitives dans une économie en transformation rapide.

La prochaine étape ? Évaluer son plan de formation et tirer parti des financements existants. Parce qu’au Québec, la formation n’est pas qu’une obligation légale : c’est un levier de croissance et un atout RH majeur !

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Calculer le ROI des formations en entreprise https://visees.ca/calculer-le-roi-des-formations-en-entreprise/ Wed, 24 Sep 2025 00:48:51 +0000 https://visees.ca/?p=12230 29/09/25 Mesurer l’impact d’une formation continue n’est pas un luxe, c’est une démarche rationnelle...

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Investir dans la formation continue est devenu incontournable. Mais une question dérange : est-ce que toutes ces heures passées en salle ou devant un écran rapportent vraiment quelque chose à l’entreprise? Pour le savoir, il faut parler chiffres et impact, avec le fameux calcul du ROI formation et quelques modèles d’évaluation qui ont fait leurs preuves.

Au Québec, les entreprises dont la masse salariale dépasse 2 millions de dollars doivent investir au moins 1 % de cette masse salariale en formation sous peine de devoir verser cette somme au Fonds de développement et de reconnaissance des compétences. 

Mais qu’en est-il des PME non assujetties à cette loi ? Selon l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), seulement 41 % des PME sondées investissent chaque année 500 $ ou plus en formation par employé.

Que l’on parle de grandes entreprises contraintes légalement ou de petites structures volontaires, la même question revient : comment mesurer ce que rapporte vraiment une formation ?

 

ROI, ROE, ROU : mettre les bons mots sur les bons chiffres

Quand on parle d’évaluer une formation, trois acronymes reviennent immanquablement. Pas besoin d’un dictionnaire RH pour les comprendre :

  • ROI (Return on Investment) : en gros, c’est le calcul du retour sur l’argent investi. Combien ça rapporte par rapport à ce que ça a coûté.
  • ROE (Return on Expectations) : ici, on vérifie simplement si les attentes fixées au départ ont été respectées. Est-ce que la formation a tenu ses promesses?
  • ROU (Return on Utility) : plus concret encore, on se demande si la formation a été vraiment utile pour les gens qui l’ont suivie et pour l’organisation.

Bref, trois angles complémentaires pour sortir du “on a l’impression que ça marche”.

Kirkpatrick et Phillips : deux piliers incontournables

Le modèle Kirkpatrick

C’est le grand classique, utilisé partout. Il évalue une formation sur quatre niveaux :

  1. Réactions : “Les participants ont-ils aimé la formation?” 
    Exemple : après une formation sur la maintenance préventive, 95 % des opérateurs d’usine déclarent que le contenu était clair et applicable immédiatement.
  2. Apprentissage : “Ont-ils réellement acquis de nouvelles compétences?” Exemple : un quiz technique révèle une amélioration de 40 % des connaissances sur l’utilisation sécuritaire des nouvelles machines.
  3. Comportement : “Ont-ils changé leurs pratiques au quotidien?”  Exemple : trois mois après la formation, les superviseurs observent que 80 % des opérateurs appliquent correctement les nouvelles procédures d’entretien.
  4. Résultats : “Quel impact sur l’organisation?”  Exemple : réduction de 25 % des arrêts imprévus de machines dans l’année qui suit.

Le modèle Phillips

Il pousse l’analyse un cran plus loin avec un 5ᵉ niveau : le ROI monétaire.

  • Exemple concret en manufacturier : une formation sur l’optimisation des chaînes de production coûte 60 000 $. Six mois plus tard, la diminution des arrêts de ligne et l’amélioration de la productivité génèrent 240 000 $ d’économies et de revenus supplémentaires. Résultat : un ROI de 300 %.

En clair : Kirkpatrick permet de suivre la progression étape par étape, Phillips démontre la valeur financière directe pour l’entreprise.

Les étapes clés pour calculer le ROI formation

Étape 1 : collecter les bons signaux

Avant, pendant, après : tout compte.

  • Avant : compétences de départ, performance, ambiance d’équipe.
  • Pendant : taux de complétion, motivation, satisfaction à chaud.
  • Après : progression réelle, erreurs en moins, ventes en plus, temps gagné.

Étape 2 : isoler l’effet de la formation

Le défi : comment savoir si les résultats viennent vraiment de la formation, et pas d’un changement d’organisation, d’une nouvelle machine ou d’un bon trimestre ?

Quelques méthodes simples :

  • Groupe témoin : une partie des équipes ne suit pas la formation, ce qui permet de comparer les deux groupes sur les mêmes périodes.

  • Avant / après : mesurer les indicateurs clés (ventes, productivité, erreurs) juste avant la formation et quelques mois après.

  • Comparaison sectorielle : confronter vos résultats aux chiffres moyens du marché pour vérifier que l’écart vient bien d’un apprentissage spécifique.

L’idée n’est pas d’atteindre une précision scientifique, mais de réduire au maximum les biais pour que le calcul du ROI formation soit crédible et utilisable dans vos décisions.

Étape 3 : traduire les résultats en valeur monétaire

Un client plus satisfait ? Cela peut vouloir dire plus de fidélisation.

Moins d’erreurs en production ? Cela veut dire moins de coûts cachés.

Chaque impact qualitatif doit être traduit en valeur monétaire.

 

Étape 4 : la formule ROI formation, simple mais puissante

Rien de plus simple !

 

ROI = (Bénéfices − Coûts) Coûts × 100

Comment interpréter le résultat ?

  • Si le chiffre obtenu est supérieur à 0 %, on dit que le ROI est positif : cela signifie que les bénéfices sont plus grands que les coûts, donc la formation rapporte de l’argent.

  • Si le chiffre est égal à 0 %, la formation a juste couvert ses coûts : elle n’a rien rapporté, mais n’a rien coûté de plus.

  • Si le chiffre est négatif, c’est que les coûts dépassent les bénéfices : la formation a coûté plus qu’elle n’a rapporté, du moins sur la période mesurée.

Exemple : une formation coûte 10 000 $ et génère 15 000 $ de bénéfices mesurables.

ROI = (15 000 − 10 000) 10 000 × 100

Résultat : 50 % (un ROI positif, donc la formation rapporte).

Le ROI est positif ? Bravo ! Mais attention : certains gains comme la motivation ou l’engagement ne se traduisent pas toujours en dollars immédiatement. 

Préparer l’évaluation de vos formations : le nerf de la guerre

Un calcul du ROI formation ne se fait pas à la fin, mais dès le départ. Si on veut des résultats crédibles, il faut préparer le terrain :

  • Des objectifs précis : pas “améliorer les compétences”, mais “réduire de 15 % les erreurs de production en 6 mois”.
  • Un vrai budget : additionner les frais de formation, le temps passé par les employés, la logistique… sans oublier la petite perte de productivité pendant qu’ils ne sont pas à leur poste.
  • Les bons indicateurs : des chiffres durs (ventes, productivité, taux de rétention) et du ressenti (satisfaction, motivation, engagement).

En clair : sans cette préparation, impossible de savoir si la formation est un investissement ou juste une ligne de dépense.

Quand le ROI formation devient concret

(Exemples fictifs, créés pour illustrer le calcul.)

Zoom sur des cas réels : manufacturier vs relation client

Manufacturier — Maintenance prédictive

-20 % d’incidents techniques majeurs en 12 mois +15 % de rendement global de l’équipement ROI : 280 % la 1re année

Conclusion : la formation devient un levier net de productivité.

Relation client — Appels difficiles

-30 % de réclamations liées au service +20 % de satisfaction client (NPS) +150 000 $ de revenus récurrents

Conclusion : le ROI valide l’impact des compétences humaines sur la fidélisation.

Preuve que le ROI formation n’est pas réservé aux grandes théories RH ! Avec les bons chiffres, il devient un argument béton pour piloter vos projets et défendre vos budgets.

Les bons outils pour calculer le ROI formation

Excel : la valeur sûre

Un simple fichier Excel suffit souvent pour démarrer. On peut y créer :

  • un tableau de suivi des coûts directs (formateur, plateforme, temps des employés) et indirects (déplacements, matériel),
  • une colonne avec les bénéfices chiffrés (ventes supplémentaires, économies réalisées, gains de productivité),
  • des formules automatiques qui calculent le ROI en pourcentage.

L’avantage  ? Ultra-flexible et facile à partager.

La limite ? Manuel et parfois lourd à maintenir si  plusieurs formations sont à gérer.


LMS (Learning Management System) : le suivi intégré

Les plateformes de formation digitale (Moodle, TalentLMS, 360Learning, etc.) intègrent souvent des rapports détaillés :

  • progression des apprenants,
  • taux de complétion,
  • scores aux évaluations,
  • feedbacks de satisfaction.

Ces données ne donnent pas directement le ROI, mais elles facilitent la mesure de l’efficacité d’une formation et alimentent ton calcul.

 

Dashboards RH : la vue stratégique

Les solutions RH modernes (BambooHR, Lucca, etc.) permettent de connecter plusieurs indicateurs :

  • performance individuelle (avant/après la formation),
  • turnover et absentéisme (souvent impactés positivement par la formation continue),
  • coûts évités ou revenus générés.

Tu obtiens un tableau de bord visuel qui aide à présenter les résultats aux managers et à la direction.

 

Outils spécialisés ROI formation

Certaines entreprises choisissent aussi des logiciels dédiés qui intègrent directement la formule ROI et proposent des modèles prêts à l’emploi. Ces solutions sont utiles pour des organisations qui forment régulièrement à grande échelle.

Bref, inutile d’attendre un outil miracle : un fichier Excel bien conçu suffit pour démarrer, mais combiner LMS + dashboard RH permet de donner une image plus complète et plus convaincante.

Les pièges à éviter

  • Croire que tout est mesurable. L’engagement, la confiance, la culture… ça compte, même sans chiffres.
  • Vouloir des résultats immédiats alors que certains effets se voient sur le long terme.
  • Oublier de croiser quantitatif et qualitatif.

Cadrer les actions de formation pour mieux les valoriser

Mesurer l’impact d’une formation continue n’est pas un luxe, c’est une démarche rationnelle. Avec un cadre défini dès le départ, on peut vérifier si l’investissement porte ses fruits, identifier les ajustements nécessaires et démontrer que la formation constitue bien un investissement stratégique, et non une simple dépense.

Le ROI formation ne se limite pas à un tableur : c’est un outil de pilotage qui aide à orienter vos projets, convaincre la direction et prouver la valeur ajoutée concrète de vos actions de formation.

 

Petit QCM récapitulatif

FAQ – QCM Oui/Non : ROI formation

Cochez, validez et découvrez votre score. L'objectif ? Maîtriser les bases du ROI formation sans jargon.

1) Peut-on calculer le ROI d’une formation avec Excel ?
2) Le ROI formation mesure-t-il seulement des gains financiers ?
3) Existe-t-il une méthode unique de calcul ROI formation en entreprise ?
4) Le ROI formation continue se mesure-t-il immédiatement ?
5) Peut-on mesurer l’efficacité d’une formation avec un ROI chiffré ?
6) Le ROI formation digitale est-il plus simple à suivre ?
7) Une PME au Québec peut-elle maximiser son ROI formation avec des outils simples ?

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  • Vous souhaitez connaître les compétences et les besoins en formation de votre entreprise ?
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Top 10 des compétences pour trouver un emploi au Québec … ou conserver son poste ! https://visees.ca/competences-cles-carriere-au-quebec/ Fri, 19 Sep 2025 14:40:09 +0000 https://visees.ca/?p=11387 19/09/25 : Voici le top 10 des compétences pour sécuriser votre emploi au Québec ou bonifier votre CV

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Vous cherchez un emploi au Québec parce que votre entreprise a réduit ses effectifs, ou parce que vous venez tout juste d’arriver dans la Belle Province ? Vous êtes déjà en poste, mais une petite voix vous dit que votre job pourrait vous filer entre les doigts ? Vous avez raison d’anticiper.

Le marché québécois bouge vite, et les employeurs veulent désormais des pros capables d’apporter des savoir-faire ou savoir-être complémentaires. Bonne nouvelle : vous pouvez prendre de l’avance. Voici le top 10 des compétences pour sécuriser votre emploi au Québec ou bonifier votre CV pour trouver la job de vos rêves. Cerise sur le sundae, on vous dit même comment les développer concrètement.

Quelles sont les tendances du marché du travail au Québec ?

Avant de plonger dans le monde merveilleux des compétences, un petit détour par les coulisses de l’emploi s’impose.

  • Le Québec mise fort sur la reconnaissance des acquis et compétences, y compris pour les personnes formées à l’étranger.
  • Le programme Ambition-Compétences finance des formations dans des secteurs clés comme le numérique, la transition écologique et la santé tandis que le programme Visées offre des formations dont les champs de compétences relèvent des technologies numériques, des technologies agricoles, fabrication avancée, bioproduction, technologies propres et cybersécurité.
  • Les recruteurs recherchent avant tout des aptitudes en communication, organisation, adaptabilité et numérique.

Autrement dit, les compétences en demande sur le marché du travail au Québec sont autant techniques que relationnelles.

Quelles compétences pour trouver un emploi au Québec aujourd’hui ?

Et comme promis, voici la liste des 10 compétences clés ! Chacune d’elles augmente votre valeur sur le marché, que vous soyez en recherche active ou déjà en poste.

  1. Communication interpersonnelle : savoir expliquer, écouter, négocier.
  2. Maîtrise des outils numériques : de la suite bureautique aux outils collaboratifs.
  3. Adaptabilité et flexibilité :  nouveaux projets, nouvelles équipes, nouvelles méthodes, s’ajuster vite.
  4. Résolution de problèmes et pensée critique : face aux imprévus, proposer des solutions viables.
  5. Gestion du temps et organisation : jongler avec les priorités sans perdre en qualité.
  6. Compétences linguistiques (français et anglais) : être bilingue pour plus d’opportunités.
  7. Esprit d’innovation et créativité : transformer des idées en actions.
  8. Leadership et travail en équipe : inspirer, motiver, fédérer.
  9. Apprentissage continu et autodidacte : développer ses compétences professionnelles en continu grâce aux formations, MOOCs, mentorat.
  10. Intelligence émotionnelle et gestion du stress : rester performant même sous pression.

Comment développer ses compétences professionnelles au Québec ?

  • Formations subventionnées via le programme Visées,  Emploi-Québec,  la Commission des partenaires du marché du travail. 
  • MOOCs et formations en ligne pour avancer à votre rythme.
  • Expériences pratiques : bénévolat, projets personnels, mentorat.
  • Retours terrain : collègues, gestionnaires, clients sont vos meilleurs miroirs.

    Pas besoin d’un MBA pour progresser. Les pistes sont accessibles.
    Stratégie gagnante : mixez formation officielle et pratique réelle pour rester efficace.

  •  

Garder une longueur d'avance

La plupart du temps, un emploi ne se trouve pas ou ne se sécurise pas par hasard. Les compétences clés listées ici sont le vrai moteur de votre employabilité. Développez-les, pratiquez-les, et vous aurez l’assurance d’être toujours un cran en avance sur les attentes du marché.

Besoin d'un accompagnement dans votre recherche d'emploi ?

Petit quizz carrière

Découvrez votre super-pouvoir professionnel

5 questions. 2 minutes. Répondez au plus proche de ce que vous feriez.

1) Nouveau projet. Budget −30 % et échéancier raccourci. Que faites-vous ?
2) Mandat hors de vos compétences habituelles. Votre réaction ?
3) Nouvelle méthode imposée : rituels, outils, responsabilités. Vous faites quoi ?
4) Journée chaos : échéance oubliée, courriels en rafale, urgences multiples. Votre tactique ?
5) Idée innovante hors de votre mandat. Votre move ?

Votre répartition de réponses

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Maillage emploi au Québec : stratégies, exemples et résultats https://visees.ca/maillage-emploi-au-quebec-strategies-exemples-et-resultats/ Mon, 15 Sep 2025 20:11:04 +0000 https://visees.ca/?p=11120 15/09/25 : Non, le maillage emploi n’est pas une simple tendance ! C’est une pratique mondialement reconnue...

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Recruter n’a jamais été aussi complexe. Entre la pénurie de main-d’œuvre, la guerre des talents et l’évolution rapide des compétences, les entreprises cherchent des solutions concrètes… Qu’en est-il du maillage emploi ?

Ça n’est plus à prouver, le maillage emploi est un levier clé pour connecter efficacement recruteurs, recruteuses et candidats, cadidates. Au-delà du recrutement classique, de plus en plus de plateformes emploi et de programmes RH misent sur le matching intelligent. Objectif : rapprocher les bonnes compétences des bons besoins, grâce à l’intelligence artificielle RH, à la formation continue et à des dispositifs favorisant un recrutement inclusif.

Résultat ? Une embauche plus fluide et une intégration durable sur le marché du travail.

Le maillage emploi à l’échelle mondiale

Non, le maillage emploi n’est pas une simple tendance ! C’est une pratique mondialement reconnue qui aide les entreprises à recruter plus efficacement et les personnes en recherche d’emploi à trouver un poste. En misant sur ce type de dispositif, les employeurs et employeuses renforcent leurs stratégies de recrutement, tandis que les chercheurs et chercheuses d’emploi bénéficient d’une meilleure intégration professionnelle. Voyons ce qui se fait à travers le monde :

  • Europe, Australie, Canada : les services publics d’emploi misent sur des plateformes emploi numériques pour rapprocher compétences et postes vacants, en s’appuyant sur des algorithmes et des bases de données massives.

  • Pays scandinaves (ALMP) : au Danemark, les politiques actives du marché du travail représentent près de 2 % du PIB. Elles combinent formation, subventions et accompagnement personnalisé.

  • Bangladesh — SEIP : programme public-privé lancé en 2014. D’ici fin 2023, 800 000 personnes formées, certification à 91 % et un taux de placement supérieur à 70 %.

  • Belgique et Grèce : un projet de l’OCDE (2024-2026) développe des outils numériques basés sur l’IA pour aider les bénéficiaires du revenu minimum à retrouver un emploi durable.

Une liste non-exhaustive car les exemples abondent en provenance notamment des États-Unis, Syrie ou Jordanie

La mise en relation employeurs – candidats au Canada et au Québec : quelles pratiques ?

La mise en relation ciblée entre employeurs, employeuses et candidats, candidates existe à l’échelle nationale et provinciale. Le service Job Match de Job Bank, géré par le gouvernement du Canada, rapproche employeurs, employeuses et les chercheurs, chercheuses d’emploi selon leurs profils respectifs. Selon une évaluation du gouvernement du Canada, « 60 % des chercheurs, chercheuses d’emploi recommandent ce service à d’autres ». Les utilisateurs et utilisatrices ayant un bon score de correspondance retournent souvent plus rapidement au travail.

Au Québec, des initiatives comme la plateforme Carrières PEE (petite enfance) facilitent le recrutement de professionnels,professionnelles·qualifiés tandis que le projet collaboratif CEDEC permet de mettre en relation des talents anglophones ou bilingues avec des entreprises locales en recherche de compétences linguistiques.

Quant au salon de l’emploi des demandeurs, demandeuses d’asile, il utilise une application de maillage exclusive et affiche un taux de placement de 70 %.
De telles solutions participent directement au dynamisme du recrutement au Québec.

Le maillage emploi, ça consiste en quoi ?

Le maillage emploi, plus simple qu’une classique banque de CV, est un processus structuré qui combine :

  • des plateformes emploi pour rapprocher profils et postes,

  • une identification fine des compétences clés,

  • de la formation ciblée pour combler les écarts,

  • et un accompagnement pour sécuriser l’intégration, notamment pour les personnes nouvellement arrivées.

Les avantages du maillage pour les entreprises québécoises

  • Accéder rapidement à des talents motivés et prêts à contribuer.
  • Réduire les délais et les coûts de recrutement.
  • Améliorer l’adéquation entre compétences et besoins.
  • Limiter les erreurs d’embauche et renforcer la fidélisation.

Visées : le maillage pragmatique et différenciateur

Dans la même lignée que les programmes cités précédemment, le programme Visées va plus loin qu’un service classique de recrutement au Québec. Sa force ?

  • Élargir le vivier de talents : profils avec compétences transversales issus de tous les horizons — technologie de l’information, technologie numérique, administration, gestion et soutien administratif, ingénierie, production et qualité, logistique et chaîne d’approvisionnement… et plus encore !

  • Assurer une intégration durable grâce à une formation ciblée alignée sur les postes à combler.

  • Simplifier le contact entre entreprises et candidats, candidates via un accompagnement humain.

  • Créer un jumelage emploi stratégique qui répond aux défis d’affaires réels.

En recrutant un talent issu du programme Visées, les entreprises investissent dans des personnes déjà engagées dans leur montée en compétences… et dans l’avenir de leur organisation.

Le maillage emploi, en bref

Recruter plus vite

accès immédiat à un vivier de candidats et candidates qualifiés et disponibles.

moins d’erreurs d’embauche et de turnover.

formation ciblée pour répondre aux besoins précis des postes.

accompagnement qui facilite la prise de poste et la fidélisation

des talents motivés qui contribuent rapidement à la croissance.

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  • Entreprises, publiez vos offres d’emploi au Québec dès aujourd’hui avec Visées et accédez à des talents prêts à transformer vos défis en opportunités.
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Rebondir au Québec: j’ai rejoint Visées et j’ai décroché un premier contrat https://visees.ca/temoignage-visees-premier-contrat-quebec/ Wed, 03 Sep 2025 20:43:11 +0000 https://visees.ca/?p=10813 03/09/25 : À mon arrivée au Canada, j’ai rapidement constaté qu’il était difficile de valoriser mes expériences professionnelles acquises à l’étranger...

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trouver un emploi avec Visées

« Rejoindre Visées m’a ouvert la porte de mon premier contrat au Québec »

Arriver dans un nouvel écosystème professionnel exige de réapprendre les codes. Jean Robert Felisier, un talent venu de l’international explique comment l’accompagnement de Visées a fait la différence : cadrage, outils, confiance… et un contrat décroché.

 

 

Parcours et compétences transversales

Jean Robert, merci de nous accorder un peu de ton temps ! Commençons par ton parcours : que faisais-tu avant d’arriver au Québec ?

« J’ai plus de 15 ans d’expérience dans le domaine de la logistique humanitaire, de la mise en œuvre et du suivi de projets de construction, principalement avec des ONG dans mon pays d’origine. Mon rôle consistait à coordonner les opérations logistiques, gérer les ressources et assurer le bon déroulement des chantiers. Ces expériences m’ont permis de développer une grande capacité d’adaptation, un sens de l’organisation et une solide compréhension des processus de gestion de projet. »

Pourquoi le choix de Visées

Comment as-tu découvert Visées ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de tenter l’aventure ?

« À mon arrivée au Canada, j’ai rapidement constaté qu’il était difficile de valoriser mes expériences professionnelles acquises à l’étranger. Je cherchais un moyen de mieux comprendre le marché de l’emploi québécois et d’adapter les outils de candidature. C’est ainsi que j’ai découvert le programme Visées en ligne. Après un premier échange, j’ai senti que ce programme pourrait vraiment m’aider à me repositionner professionnellement ici. »

Ce que l’accompagnement a changé

Concrètement, qu’est-ce qui a changé pour toi avec l’accompagnement ?  Si on parle CV, entrevues, organisation… qu’est-ce qui t’a le plus aidé ?

« Visées m’a offert un accompagnement précieux. Ils ont révisé mon CV en le rendant plus adapté aux attentes des employeurs canadiens. Grâce à leurs ateliers d’échange et de préparation, j’ai gagné en confiance et j’ai pu mieux structurer mes démarches. Ce soutien m’a permis de décrocher un contrat avec une entreprise. Je suis très reconnaissant envers toute l’équipe du programme, et je recommande vivement Visées à d’autres, surtout aux nouveaux arrivants qui souhaitent intégrer le marché du travail québécois. »

Bilan et recommandation

Si on fait le bilan à chaud : que retiens-tu de ton expérience avec le programme Visées ?

« Le programme Visées a été une véritable passerelle entre mon expérience passée et mes objectifs professionnels au Québec. Grâce à l’accompagnement reçu, j’ai pu reprendre confiance, mieux comprendre les attentes du marché de l’emploi et décrocher une première opportunité professionnelle. Je n’hésite pas à recommander ce programme à d’autres personnes de mon entourage, notamment aux nouveaux arrivants qui, comme moi, cherchent à valoriser leurs compétences dans un nouveau contexte. »

« Merci encore pour cette belle initiative et pour votre soutien continu. »

Conseils pratiques pour profils internationaux

  • Mettez vos réalisations en tête : chiffres, délais, coûts, risques.

  • Adaptez votre CV au format canadien : 1, 2 pages, résultats, mots-clés.

  • Entraînez-vous aux entrevues : méthode STAR, jeux de rôle, feedback.

  • Cartographiez vos compétences transférables vers les métiers locaux.

  • Rejoignez un programme d’accompagnement correspondant à votre profil .

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Reprendre une ferme au Québec : entre passion, défis et espoir d’une nouvelle agriculture https://visees.ca/reprendre-une-ferme-au-quebec-pour-une-nouvelle-agriculture/ Thu, 31 Jul 2025 20:16:18 +0000 https://visees.ca/?p=10131 31/07/25: Au Québec, seules 20 % des entreprises agricoles ont une relève familiale identifiée : 4 fermes sur 5 risquent d’être fermées si personne ne les reprend.

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Au Québec, seules 20 % des entreprises agricoles ont une relève familiale identifiée, selon le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ, 2021) . Cela signifie que quatre fermes sur cinq risquent d’être vendues, transformées… ou fermées si personne ne les reprend.

Cependant, il y a une lumière dans ce constat : 69 % des fermes agricoles transmises au Québec le sont à des repreneurs, généralement externes à la famille, selon les données du Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ, 2019).

Ces repreneurs, souvent jeunes, formés et très motivés, arrivent avec des idées nouvelles… Mais aussi avec leur lot de défis !

 

 

Une relève fragile, mais plus déterminée que jamais

Reprendre une ferme, ce n’est pas juste une transaction. C’est souvent un saut dans le vide. C’est choisir de faire pousser quelque chose de vivant dans un contexte incertain, parfois rude, souvent exigeant. Et pourtant, au Québec, de plus en plus d’entrepreneurs agricoles font ce choix courageux. Parce qu’ils y croient. Parce qu’ils veulent nourrir le monde autrement.

 

 

 

Reprendre une ferme, c’est affronter le réel

Obtenir du financement, se former, trouver un cédant prêt à transmettre son entreprise, apprendre à gérer, recruter, intégrer de nouvelles pratiques… Le repreneuriat agricole, c’est tout sauf simple.

Loin de l’image romantique du retour à la terre, les jeunes agriculteurs d’aujourd’hui doivent aussi composer avec un environnement complexe, des normes strictes, un marché exigeant et des technologies agricoles de plus en plus avancées.

Capteurs de sol, plateformes de gestion d’élevage, logiciels de traçabilité, tracteurs intelligents, drones, serres automatisées… L’agriculture québécoise est en mutation rapide. Pourtant, pour que ces outils fassent une réelle différence, il faut pouvoir les comprendre, les maîtriser, les financer et… les intégrer intelligemment.

 

 

Un filet de sécurité : l’écosystème québécois d’accompagnement

Heureusement, le Québec s’est doté au fil des années d’un écosystème solide pour soutenir la relève agricole. Parmi les ressources clés :

· L’ARTERRE, qui met en lien des aspirants agriculteurs et des propriétaires sans relève;

· La Financière agricole du Québec, qui offre jusqu’à 20 000 $ de prime à l’établissement pour soutenir la première installation;

· Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ), avec plus de 70 experts pour accompagner les projets de reprise ;

· Agriconseils, qui permet de couvrir entre 50 % et 75 % des coûts liés aux services-conseils agricoles


À cela s’ajoutent des programmes de formation comme :

· le programme en entrepreneuriat agricole du Cégep de Victoriaville;

· le camp d’entraînement agricole de l’Université Laval

Ces ressources permettent aux repreneurs de ne pas partir de zéro, de mieux planifier leur projet, de se former et d’intégrer un réseau.

Le programme Visées : faire le lien entre les compétences agricoles et les besoins d’avenir

Au-delà du soutien à l’établissement, un autre enjeu apparaît : adapter les compétences aux réalités agricoles actuelles et futures.

C’est là qu’intervient le programme Visées, porté par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Ce programme a pour objectif de mieux comprendre et anticiper les compétences nécessaires dans les secteurs en transformation, comme l’agriculture, et de créer des ponts entre les entreprises, les institutions d’enseignement, les acteurs de la formation continue et les partenaires sectoriels.

Dans le secteur agricole, Visées agit pour :

· identifier les besoins en technologies agricoles (capteurs, automatisation, gestion des données) ;

· proposer des formations et des outils concrets ;

· encourager des partenariats entre entreprises agricoles, centres de formation et instances économiques.

Visées s’appuie notamment sur les données du rapport d’Agricarrières sur les besoins en compétences technologiques dans le secteur agricole (2023), qui souligne que la majorité des producteurs souhaitent intégrer plus de technologie mais manquent de formation ou de ressources humaines compétentes.

Ce que nous disent les entrepreneurs

Et du côté de la transformation alimentaire, Vicky Blois des Fermes Basques témoigne de la complexité bien réelle :

« Aujourd’hui, on a besoin d’accompagnement entrepreneurial pour nous-mêmes, pas juste pour aider les producteurs. Il faut qu’on soit capables de mieux comprendre les outils comme l’IA, pas pour faire joli, mais pour cibler nos besoins, pour gagner du temps. »

Elle souligne aussi que beaucoup de producteurs ne comprennent pas ou n’utilisent pas les ressources disponibles, comme celles d’Agriréseau ou du CTEQ, par manque de clarté ou de lien personnalisé.

« Ce qu’il nous manque, c’est une vision claire et des outils concrets. Pas plus de structures. Ce qu’on veut, c’est éviter le dédoublement, pas rajouter des couches. »

Elle-même cherche un adjoint à temps partiel pour l’appuyer, preuve que la charge est lourde, même pour des entrepreneurs établis.

En conclusion : reprendre, oui, mais jamais seul

Reprendre une ferme, ce n’est pas juste un choix de carrière. C’est un engagement envers une terre, une communauté, une vision de l’avenir. Avec les bons outils, les bons partenaires, et un accompagnement humain, ce choix peut devenir une réussite.

Le Québec a mis en place les conditions d’un repreneuriat fort, intelligent et ancré dans la réalité. Et grâce à des programmes comme Visée, on donne à ces repreneurs les clés pour bâtir une agriculture durable, innovante et profondément humaine.

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